Une femme enceinte sur sept fume. L’Hôpital cantonal veut offrir une aide à celles qui souhaitent arrêter et ouvre une permanence tous les lundis.

Elle est accoudée à la rambarde de la Maternité, blouse d’hôpital tendue par son ventre de femme enceinte, cigarette aux lèvres. Sous le regard accusateur d’un passant, la future maman détourne le sien. Quelques étages plus haut, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) annoncent justement la création d’une consultation spécialisée pour les femmes enceintes fumeuses.

(lire la suite sur la Tribune de Genève)

Le ministère de la Santé et des Affaires sociales a signé le 22 mai avec les Hôpitaux universitaires de Genève, en Suisse, un protocole de collaboration en matière de médecine d’urgence et de médecine humanitaire. Il a été signé par le ministre Chen Shih-chung [陳時中] (au centre) et par François Chappuis (2e à d.), chef du service de médecine tropicale et humanitaire de l’établissement genevois. Grâce à ce type de coopération, a expliqué le ministre, Taiwan peut améliorer sa capacité de réponse aux catastrophes naturelles à travers le monde. « La santé pour tous, Taiwan peut aider », a lancé le ministre, en référence au slogan de la délégation taiwanaise venue à Genève pour manifester la volonté de Taiwan de participer à l’Assemblée mondiale de la santé.

(paru dans le Taïwan info)

Les Hôpitaux universitaires genevois (HUG) et de l’Université de Genève ont mis en place un robot qui permet de diagnostiquer plus rapidement les infections afin de trouver l’antibiotique le plus adéquat et ainsi lutter contre les infections multirésistantes.

(suivez le reportage de la RTS)

Interview de Samia Hurst, médecin et bioéthicienne, consultante notamment du Conseil d’éthique clinique des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG)

(à écouter sur le site de la RTS)

Aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), les médecins en formation bénéficient de contrats à durée indéterminée. Mais ils ne peuvent en réalité rester qu’un certain nombre d’années en poste comme interne ou chef de clinique.

(lire la suite sur heidi.news)

Un après-midi de dépistage sera organisé la semaine prochaine aux Hôpitaux universitaires genevois (HUG).

Dans le cadre de la campagne nationale du cancer de la peau, un dépistage gratuit des cancers cutanés aura lieu aux HUG. Celui-ci se tiendra jeudi 16 mai, entre 13h et 16 h au Service de dermatologie

(lire la suite sur 20minutes.ch)

Cinq patients de l’arc jurassien ont dû être transportés dimanche aux Hôpitaux universitaires genevois (HUG), direction le caisson hyperbare. Genève dispose du seul centre de médecine hyperbare de Suisse.

(lire et écouter la suite sur la RTS)

La médecine se féminise et les obstacles lors de la carrière sont légions. À Genève, une association de femmes et hommes médecins, MedFem, sʹest créée pour faire évoluer la culture médicale vers davantage dʹégalité.

(à découvrir sur RTS)

Stress engendré par la bureaucratie, économies sur le personnel et burn-out: des médecins hospitaliers n’en peuvent plus. Ce n’est ni bon pour eux ni pour leurs malades.

Pour la jeune médecin assistante, la spirale pernicieuse a débuté lorsqu’elle a été transférée contre son gré dans une petite clinique privée. Elle a d’un coup davantage de responsabilités, se sent esseulée, sans contacts avec ses supérieurs. Elle se met à craindre «de faire des erreurs médicales graves», contrôle et recontrôle ses ordonnances. Résultat: ses heures supplémentaires prennent l’ascenseur. Elle déprime, veut cesser de travailler. Aux abois, elle s’adresse alors à Remed, une permanence téléphonique pour médecins en détresse. Ce réseau SOS est soutenu par la FMH, l’association professionnelle des médecins.

143 appels au secours

En 2018, Remed a été sollicité 143 fois, un record depuis sa création il y a dix ans. L’augmentation est en partie due à la meilleure notoriété de Remed. Mais selon Esther Kraft, directrice de ce programme, la surcharge administrative explique cet afflux de cas. De fait, les médecins hospitaliers ne sont qu’un tiers de leur temps avec les patients, le reste passant en paperasseries notamment. Un cinquième des appels à Remed concerne les «pressions au travail», suivi par les burn-out, la déprime ou des soucis structurels lors de remise de cabinets.
Le médecin s’adressant à Remed a en moyenne 42 ans, il s’agit à 70% de femmes. Si des doctoresses de plus en plus jeunes s’annoncent, c’est dû, selon Esther Kraft, aux difficultés de concilier vie de famille et travail à l’hôpital, problématique concernant en premier lieu les mères. Conséquence logique, les patients sont aussi touchés – et pas qu’un peu. Selon un sondage représentatif de l’Association suisse des médecins assistants et chefs de clinique (ASMAC), un médecin assistant et chef de clinique sur deux ont pu observer ces deux dernières années que la fatigue excessive d’un médecin a mis en danger la santé d’un patient.

Des milliers de décès dus à des erreurs

Selon une estimation de l’Office fédéral de la santé publique, les erreurs médicales provoquent chaque année dans les hôpitaux suisses entre 2000 et 3000 décès et plus de 60 000 atteintes à la santé. Impossible par contre de chiffrer l’impact de l’épuisement dans ce contexte. Afin de mieux protéger les médecins des crises et leurs patients des erreurs potentielles, Remed plaide pour plus de postes à temps partiel à tous les échelons hiérarchiques et plus de places de crèches et une diminution des tâches administratives.
L’aide apportée par la ligne SOS Remed est ciblée individuellement. Ainsi un médecin-chef de 59 ans qui se sentait mis de côté par la direction de l’hôpital lors de décisions importantes, a été dirigé vers un coach qu’il peut consulter au besoin. Parfois, il suffit d’une réunion pour aplanir les difficultés. Remed fournit en outre comptables ou juristes.
La jeune médecin assistante citée plus haut a pris un congé. Ce qui n’est guère bien vu dans le milieu hospitalier. Elle a suivi une thérapie intensive auprès d’un psychiatre qui lui a prescrit des médicaments. Mais l’essentiel est sauf: elle pratique à nouveau son métier avec plaisir.
Elle fera peut-être carrière, si la promotion des femmes chez les médecins évolue. On compte presque 60% de femmes médecins assistantes, mais 10% seulement de médecins-cheffes. En Suisse, il y a 16 000 femmes et 22 000 hommes pratiquant ce métier.

Dominik Balmer / Le Matin Dimanche / Dimanche 31 Mars, 2019