Durant le pic pandémique, beaucoup d’entre vous ont été fortement sollicités. D’autres, au contraire, se sont retrouvés avec des heures négatives. A l’AMIG, nous avons régulièrement eu des contacts avec la direction des HUG, notamment les ressources humaines, pour s’assurer que malgré la mise en suspens de la loi sur le travail dans les hôpitaux, votre sécurité et votre santé n’était pas compromise. Nous vous avons aussi informé de vos droits concernant le gel des tournus, dans un courrier commun avec la direction médicale et des ressources humaines.

Nous espérons que durant cette période vous avez pu :

  • Bien documenter vos heures
  • Et vos piquets
  • Vous assurer que la personne chargée de relever les horaires était au courant et
  • Vérifier votre relevé horaire le mois suivant

Depuis le 30 mai, la loi sur le travail est de nouveau de vigueur. Nous vous prions donc de nous signaler si, dans votre service, les horaires pré-COVID n’ont pas été reprisNous luttons pour rétablir vos horaires pré-COVID19, et valoriser vos heures supplémentaires. Dans les services où des vacances ont été imposées, nous demandons une compensation.

 

Sur le plan national, l’ASMAC a agit :

Voici l’Ordre du Jour de l’Assemblée Générale du jeudi 21 novembre 2019, qui aura lieu à 19:00 au Café des Voisins (Rue des Voisins 8, 1205 Genève).

Nous espérons vous voir nombreux !!

L’AMIG, en partenariat avec MedFem, vous invite vendredi à témoigner votre soutien, par ces quelques actions, en fonction de votre souhait individuel :

  • Informez-vous. Discutez. La sensibilisation est la première arme contre l’ignorance. Prenez le temps de discuter avec vos collègues, vos conjoint.e.s, vos parent.e.s. Ouvrez la parole et essayez de comprendre cette problématique. Ecoutez les autres et ensemble tachez d’élaborer des pistes d’amélioration.
  • Renseignez-vous sur votre lieu de travail, il y a probablement dans votre service une personne référente qui organisera quelque chose.
  • Vous avez le droit d’afficher votre soutien : portez le badge de la grève, un message inclusif, ou un signe élaboré par votre service sur vos habits de travail. La couleur fuchsia sera l’emblème de la grève.
  • Un documentaire choisi par la direction générale sera diffusé à l’auditoire Marcel Jenny, deux séances sont prévue pendant vos horaires de travail : 12h30 et 14h30, vous pouvez vous organiser pour y assister.
  • 15h24 : heure à laquelle les femmes ne sont plus rémunérées en Suisse par rapport aux hommes à travail égal : faites 2 minutes de silence (dans la mesure du possible, hors contexte d’urgence vitale).
  • Si vous souhaitez faire partie de la marche, Organisez-vous* pour vous libérer de votre travail et rejoindre la grève:

16h00 : RDV à la rotonde ; ensemble partons en direction des Bastions à 16h15.

Des badges seront distribués à ce moment là

17h00 : marche au départ des bastions.

Stress engendré par la bureaucratie, économies sur le personnel et burn-out: des médecins hospitaliers n’en peuvent plus. Ce n’est ni bon pour eux ni pour leurs malades.

Pour la jeune médecin assistante, la spirale pernicieuse a débuté lorsqu’elle a été transférée contre son gré dans une petite clinique privée. Elle a d’un coup davantage de responsabilités, se sent esseulée, sans contacts avec ses supérieurs. Elle se met à craindre «de faire des erreurs médicales graves», contrôle et recontrôle ses ordonnances. Résultat: ses heures supplémentaires prennent l’ascenseur. Elle déprime, veut cesser de travailler. Aux abois, elle s’adresse alors à Remed, une permanence téléphonique pour médecins en détresse. Ce réseau SOS est soutenu par la FMH, l’association professionnelle des médecins.

143 appels au secours

En 2018, Remed a été sollicité 143 fois, un record depuis sa création il y a dix ans. L’augmentation est en partie due à la meilleure notoriété de Remed. Mais selon Esther Kraft, directrice de ce programme, la surcharge administrative explique cet afflux de cas. De fait, les médecins hospitaliers ne sont qu’un tiers de leur temps avec les patients, le reste passant en paperasseries notamment. Un cinquième des appels à Remed concerne les «pressions au travail», suivi par les burn-out, la déprime ou des soucis structurels lors de remise de cabinets.
Le médecin s’adressant à Remed a en moyenne 42 ans, il s’agit à 70% de femmes. Si des doctoresses de plus en plus jeunes s’annoncent, c’est dû, selon Esther Kraft, aux difficultés de concilier vie de famille et travail à l’hôpital, problématique concernant en premier lieu les mères. Conséquence logique, les patients sont aussi touchés – et pas qu’un peu. Selon un sondage représentatif de l’Association suisse des médecins assistants et chefs de clinique (ASMAC), un médecin assistant et chef de clinique sur deux ont pu observer ces deux dernières années que la fatigue excessive d’un médecin a mis en danger la santé d’un patient.

Des milliers de décès dus à des erreurs

Selon une estimation de l’Office fédéral de la santé publique, les erreurs médicales provoquent chaque année dans les hôpitaux suisses entre 2000 et 3000 décès et plus de 60 000 atteintes à la santé. Impossible par contre de chiffrer l’impact de l’épuisement dans ce contexte. Afin de mieux protéger les médecins des crises et leurs patients des erreurs potentielles, Remed plaide pour plus de postes à temps partiel à tous les échelons hiérarchiques et plus de places de crèches et une diminution des tâches administratives.
L’aide apportée par la ligne SOS Remed est ciblée individuellement. Ainsi un médecin-chef de 59 ans qui se sentait mis de côté par la direction de l’hôpital lors de décisions importantes, a été dirigé vers un coach qu’il peut consulter au besoin. Parfois, il suffit d’une réunion pour aplanir les difficultés. Remed fournit en outre comptables ou juristes.
La jeune médecin assistante citée plus haut a pris un congé. Ce qui n’est guère bien vu dans le milieu hospitalier. Elle a suivi une thérapie intensive auprès d’un psychiatre qui lui a prescrit des médicaments. Mais l’essentiel est sauf: elle pratique à nouveau son métier avec plaisir.
Elle fera peut-être carrière, si la promotion des femmes chez les médecins évolue. On compte presque 60% de femmes médecins assistantes, mais 10% seulement de médecins-cheffes. En Suisse, il y a 16 000 femmes et 22 000 hommes pratiquant ce métier.

Dominik Balmer / Le Matin Dimanche / Dimanche 31 Mars, 2019

Les revenus des médecins en Suisse sont nettement plus élevés que ce qui avait été calculé jusqu’ici. Une étude, basée sur de nouveaux critères, montre que le revenu médian des médecins spécialistes indépendants atteint 257’000 francs par an.

(lire la suite sur Swisscom.ch)

Le TF a tranché. L’ex-employé des hôpitaux genevois, acquitté après avoir été accusé de harcèlement, touchera deux ans de salaire.

Un ex-employé des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) recevra deux ans de salaire.

(lire la suite sur la Tribune de Genève)

Jeudi 12 juillet, l’AMIG vous invite à un apéro quiz afin d’en apprendre plus sur la loi sur le travail, les HS, HTS, le travail de nuit, les heures supplémentaires, etc..

Rendez-vous au café des voisins, en équipe ou en solo.

Petit cadeau en jeu

Bien à vous

L’AMIG

 

à l’attention des Médecins Assistants, Médecins Internes et Chefs de Clinique

Mesdames, Messieurs,

Nous vous informons que notre prochain cours concernera

la préparation à l’examen de spécialiste en Médecine Interne Générale

 Jeudi et vendredi 24 & 25 mai 2018 au Signal de Bougy

Pour faciliter l’accès et la diffusion de notre événement, cette année nous avons opté pour des inscriptions uniquement online et vous trouverez toutes les informations sur le lien suivant :

www.chuv.ch/medecine-interne/mia_home/mia-formation/mia-newpage-3.html

Cet automne, nos prochains cours se dérouleront les 24 et 25 septembre 2018 et auront la même diffusion.

Avec nos meilleures salutations.

Margherita Volet

CHUV

Centre Hospitalier Universitaire Vaudois

Service de Médecine Interne Direction MIAD

Secrétariat des médecins cadres BH10/644

Rue du Bugnon 46 – 1011  Lausanne

Tél 021 314 09 30     Fax 021 314 09 28

 

Une journaliste de RTS fait des recherches suite au sondage de l’ASMAC, ceci pour l’émission « Mise au point ». Après des contacts avec l’AMIG, l’ASMAV et l’ASMAC, elle est maintenant en train de chercher des témoignages. Il s’agit bien dans un premier temps d’un simple entretien téléphonique, qui n’engage pas à un tournage, ni du côté du témoin, ni de la journaliste. De plus,  celle-ci est totalement ouverte à traiter le témoignage anonymement si la personne préfère.

Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à nous contacter à l’AMIG (info@amig.ch) ou l’ASMAC (marti@vsao.ch).