Durant le pic pandémique, beaucoup d’entre vous ont été fortement sollicités. D’autres, au contraire, se sont retrouvés avec des heures négatives. A l’AMIG, nous avons régulièrement eu des contacts avec la direction des HUG, notamment les ressources humaines, pour s’assurer que malgré la mise en suspens de la loi sur le travail concernant les horaires de travail dans les hôpitaux, votre sécurité et votre santé n’était pas compromise. Nous vous avons aussi informé de vos droits concernant le gel des tournus, dans un courrier commun avec la direction médicale et des ressources humaines.

Nous espérons que durant cette période vous avez pu :

  • Bien documenté vos heures
  • Et vos piquets
  • Vous assuré que la personne chargée de relever les horaires était au courant et
  • Vérifié votre relevé horaire le mois suivant

Depuis le 30 mai, la loi sur le travail est de nouveau de vigueur. Nous vous prions donc de nous signaler si, dans votre service, les horaires pré-COVID n’ont pas été reprisNous luttons pour rétablir vos horaires pré-COVID19, et valoriser vos heures supplémentaires. Dans les services où des vacances ont été imposées, nous demandons une compensation.

 

Sur le plan national, l’ASMAC a agit :

La pandémie de coronavirus a en partie engendré des heures négatives pour le personnel de la santé.

Conjointement avec l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), l’ASMAC lutte pour que celles-ci ne soient pas portées à la charge des personnes concernées – par exemple par de la récupération des heures de travail. C’est pourquoi tous les hôpitaux de Suisse ont reçu un courrier en ce sens.

(retrouvez le contenu de la lettre ici)

La plaisanterie a des limites quand il s’agit de violer la loi, pourrait-on penser. Hélas, le récent sondage que l’asmac a réalisé auprès de ses membres démontre le contraire. Près de deux tiers des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique rapportent des violations de la loi sur le travail et le nombre des violations de la durée de travail contractuelle est encore plus élevé. De plus en plus de médecins et patients
en subissent les conséquences.

Malheureusement pas toujours deux sans trois. C’est ce que prouve malheureusement le grand sondage auprès des membres que l’Institut DemoSCOPE a réalisé au premier trimestre 2020 pour la troisième fois sur mandat de l’ASMAC.

(retrouvez ici les résultats du sondage)

(retrouvez ici l’interview sur la RTS de la co-présidente de l’AMIG)

Nos membres exercent leur profession avec passion. Le coronavirus exige pour nombreux d’entre eux encore plus de flexibilité et de travail. Ils accomplissent leur mission pour le bien de nous tous et agissent de concert avec leurs employeurs.

Les absences parmi le personnel de la santé auraient de graves conséquences sur la prise en charge des patients.

(la suite du message de l’ASMAC ici)

L’ASMAC a adressé une lettre au membres du parlement faisant partie des Commissions de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) et Commissions de l’économie et des redevances (CER), leur rappelant l’importance des conditions de travail pour les médecins et de leur implication pour le système de santé suisse.

Extrait:
“Nous avons été consternés que le Conseil fédéral ait dû partiellement suspendre les prescriptions de la loi sur le travail en matière de temps de travail et de repos au mois de mars, parce que l’approvisionnement ne pouvait plus être assuré autrement dans certaines cliniques en raison de la pénurie de personnel de la santé. Le fait que les violations, qui, comme nous l’avons mentionné, font partie du quotidien de nos membres même sans crise, aient été officiellement légalisées, envoie un mauvais signal. Nous vous appelons donc à tenir compte de nos exigences lors de vos prochaines discussions ainsi que dans vos questions et initiatives à l’intention du Conseil fédéral. “

Quelles doivent être les conséquences de la pandémie?

(Nous vous invitons à lire la lettre de l’ASMAC )

Mise à jour par l’ASMAC au 23.03.2020

Nos membres exercent leur profession avec passion. Le coronavirus exige d’eux de plus en plus davantage de flexibilité et des horaires de travail encore plus longs. Ils accomplissent leur mission pour le bien de nous tous et agissent de concert avec leurs employeurs.

Les absences parmi le personnel de la santé auraient de graves conséquences pour la prise en charge des patients. Il ne faut donc pas oublier la protection: il faut tout faire pour que les masques de protection, les tests, etc. soient disponibles en quantité suffisante. Une coordination nationale centralisée doit maintenant être mise en place pour assurer sa gestion et sa distribution. De plus, il est essentiel d’établir une réglementation nationale uniforme concernant l’obligation de porter un masque à chaque contact avec les patients.

C’est pourquoi nous sommes intervenus auprès du Conseil fédéral et des autorités fédérales compétentes pour exiger une action rapide. La même chose vaut pour la situation en matière de droit du travail. Dans beaucoup de services dans les hôpitaux, les dispositions de la loi sur le travail concernant la durée de travail et du repos sont suspendues depuis le 21 mars 2020 et aussi longtemps que la situation extraordinaire l’exigera. Pour clarifier la situation sur la manière dont les hôpitaux veulent malgré tout assurer la protection de la santé du personnel et un repos suffisant, nous avons également interpellé, conjointement avec l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), le Conseil fédéral et l’association des hôpitaux H+.

Par ailleurs, les juristes de nos sections (pour l’AMIG) sont à votre disposition pour répondre à vos questions.

Et pour finir: nous soutenons le tout nouveau portail Care Now. Il met en relation les professionnels de la santé et fournit un aperçu des différents interlocuteurs pour les personnes intéressées.

Nous restons à l’affût et vous tiendrons au courant.

“Coronavirus: chacun/e pour tous!”

Nous espérons que les dernières décisions du Conseil fédéral ont permis de définitivement clarifier la situation: la lutte contre le coronavirus mobilise CHACUNE et CHACUN! Nous vous invitons donc en tant que membre de l’ASMAC à rendre votre entourage attentif à la nécessité de se conformer aux instructions des autorités, #StayHome.

Cette information s’adresse en particulier aux jeunes personnes qui sont moins à risque d’être touchées par la maladie, mais qui pourraient propager le virus. Tournez donc un petit clip vidéo seul/e ou avec des collègues de travail. Vous pouvez en quelques mots vous présenter et expliquer, en qualité de médecin, pourquoi il est IMPERATIF que tout le monde reste si possible à la maison, pour travailler ou à titre privé, et se conforme aux appels de la Confédération (vous pouvez visionner un exemple ici). Téléchargez votre clip partout sur les réseaux sociaux avec notre nouveau hashtag #yourdocsvoice – et likez, partagez, taggez et commentez d’autres contributions de ce genre.

Un grand DANKE, MERCI, GRAZIE pour votre soutien et votre engagement quotidien pour surmonter cette situation extraordinaire!

Pour en savoir plus

Association suisse des médecins assistant(e)s et chef(fe)s de clinique
Bollwerk 10, case postale, 3001 Berne
Tél. +41 31 350 44 88, e-mail, www.asmac.ch

La semaine de travail à 67 heures bientôt dans les hôpitaux suisses? C’est en tout cas le projet de réforme que défend leur faîtière H+, mais cette extension potentielle des horaires inquiète beaucoup les médecins, déjà sous pression.

(lire la suite sur RTS Info)

La prolongation de la durée de travail prévue par la Commission de l’économie du Conseil des Etats rencontre une forte résistance. Une audition devant la commission l’a une nouvelle fois confirmé de façon éclatante. La présidente de l’asmac Anja Zyska n’a pas seulement expliqué devant la commission, mais aussi dans le «Tages-Anzeiger» (en allemand) pourquoi notre association combat le projet – et s’oppose donc à l’association des hôpitaux H+.

(vous trouverez toutes les informations sur le site de l’ASMAC)

Egalité de traitement et égalité des chances: pour les femmes médecins aussi, elles ne sont toujours pas évidentes. C’est pourquoi l’ASMAC soutient les revendications de la grève des femmes du 14 juin 2019 avec son propre badge. Celui-ci est distribué dans les cliniques et les hôpitaux. Plusieurs sections rendent par ailleurs attentif aux problèmes et revendications par leurs propres actions.

(plus d’informations sur le site de l’ASMAC)