Pour rappel, dans le cadre de la clause du besoin, l’accès à l’activité ambulatoire à charge de l’Assurance obligatoire des soins (AOS) est soumis à régulation cantonale, avec des admissions délivrées en nombre limité.

En revanche, il est indispensable d’informer l’OCS si vous n’utilisez pas immédiatement votre admission à 100%, afin de permettre l’ajustement des contingents.

Deux situations doivent être distinguées :

  • Vous recevez une admission mais poursuivez une activité hospitalière (fin de formation, contrat en cours, projet d’installation non immédiat). Vous devez annoncer que vous n’utilisez pas votre AOS de suite au risque de la voir se faire annuler et retourner en haut de la liste d’attente, car vous avez en théorie 6 mois pour l’utiliser à sa délivrance

→ Donc annoncez à l’OCS  un taux d’activité de 1%, afin de conserver l’admission sans l’exploiter pleinement.

 

  • Vous vous installez en ambulatoire avec un taux partiel (p. ex. 60%)

→ vous devez déclarer ce taux à l’OCS ; la part non utilisée permet de libérer du contingent pour d’autres médecins.

Un message officiel vient d’être adressé à l’ensemble des chefs de service et des planificateurs. Objectif : mettre fin aux pratiques hétérogènes concernant la déclaration et la reconnaissance du temps de travail supplémentaire.

Suite à des échanges avec les partenaires sociaux, dont l’AMIG, la direction médicale et la direction des ressources humaines constatent une réalité claire : selon les services, les règles ne sont pas appliquées de manière uniforme. Cette situation n’est plus tolérée.

La position institutionnelle est désormais explicite. La déclaration des heures supplémentaires (HS/HTS) est pleinement soutenue par la direction. Elle n’est pas optionnelle. Elle constitue un levier central de reconnaissance du travail, d’équité entre collaborateurs et de qualité de vie au travail.

Plusieurs principes sont rappelés, sans ambiguïté :

  • Aucune distinction selon le type d’activité : qu’il s’agisse de tâches cliniques ou administratives, les heures doivent être reconnues.
  • Aucune discrimination liée à l’expérience : le niveau de formation ou d’ancienneté ne justifie en aucun cas la non-reconnaissance des heures effectuées.
  • Délai de déclaration élargi : les heures peuvent être saisies jusqu’à la validation RH du mois suivant.
  • Piquet travaillé = temps compté : toute intervention est comptabilisée dès la première minute effective.
  • Validation au plus proche du terrain : la hiérarchie directe est responsable de la validation, sous supervision du chef de service.
  • Transparence obligatoire : chaque collaborateur doit avoir accès à un suivi clair et à jour de ses heures.

La direction demande explicitement que ces règles soient diffusées et appliquées dans tous les services. Elle annonce également une vigilance accrue quant à leur mise en œuvre.

Le message est simple : les heures travaillées doivent être reconnues, partout et pour tous. Toute autre pratique s’écarte désormais de la ligne institutionnelle.

Gardes à rallonge, des journées de travail de 24 h… longtemps, la formation médicale s’est construite sur l’endurance et ce qui semblait être un rite de passage pour devenir un médecin compétent.

Sur les deux dernières décennies, les règles ont changé, et le temps de travail hebdomadaire des jeunes médecins a globalement diminué. Cette évolution s’est-elle faite au détriment de l’expérience clinique des jeunes médecins ?

Dans la thématique de la réduction du temps de travail, une crainte récurrente est qu’elle réduise l’exposition clinique et, par conséquent, la qualité de la formation.

Les données de cette étude récente à Baden suggèrent plutôt l’inverse.

Défendons des heures de travail saines, associées à une formation régulière de qualité, pour continuer à former d’excellents médecins !

lien vers l’article de Medinside  

Le mois dernier, notre assemblée générale 2026 a eu lieu.

Nous avons eu la chance d’accueillir deux invités qui ont pris la parole.

Nous remercions chaleureusement Monsieur Robert Tanner, directeur des Ressources humaines, avec qui nous avons mené une collaboration fructueuse en 2025 et que nous nous réjouissons de poursuivre en 2026 afin d’améliorer les conditions de travail des médecins.

Nous remercions également la Professeure Klara Posfay-Barbe, directrice médicale des HUG, d’avoir pu se libérer et d’avoir participé à notre assemblée générale 2026.

C’était aussi l’occasion d’un renouveau au sein de notre comité. Nous saluons tout d’abord André Juillerat pour ses années d’engagement à l’AMIG. Il assumait également depuis l’année passée la co-présidence avec Bastien Barcellini. André Juillerat est remplacé par Romain Bonnet, qui devient notre nouveau co-président aux côtés de Bastien Barcellini.

Nos remerciements vont également à Arnaud Peytremann, Chloé Frund, Aileen Bodenmann et Marianne Latrille pour leurs années d’engagement précieux au sein de l’AMIG.

Nous avons enfin le plaisir d’accueillir au comité Alexandre Rebmann, Céline Faessler et Matthieu Laurencet.

La clause du besoin continue d’avoir un impact concret sur l’installation des jeunes médecins à Genève.

L’AMIG représente les internes et chef·fe·s de clinique du canton et suit de près les conséquences de cette régulation sur les parcours professionnels.

👉 Si vous êtes concerné·e par une demande d’admission à charge de l’AOS, nous vous invitons à nous contacter.

Votre retour est essentiel pour évaluer l’impact réel de la situation sur les jeunes médecins, identifier les difficultés rencontrées et, lorsque cela est possible, vous proposer un accompagnement ciblé, avec des conseils, un soutien et des pistes pour optimiser ou raccourcir les délais d’attente.

À l’occasion du Café de l’Égalité organisé aux Hôpitaux universitaires de Genève, Céline Dehavay et Romain Bonnet ont représenté l’AMIG en prenant la parole sur le thème de la parentalité en milieu hospitalier.

Cet événement, inscrit dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, s’inscrivait dans une réflexion plus large sur les liens étroits entre santé au travail et égalité. Les discussions ont mis en évidence une réalité simple : certaines contraintes biologiques et sociales, en particulier liées à la parentalité,  restent insuffisamment reconnues dans l’organisation du travail médical et dans les politiques institutionnelles.

L’intervention de la Dre Céline Dehavay, intitulée « Parentalité et carrière médicale : retours de terrain », a apporté un éclairage concret basé sur son expérience au sein de la consultation CASAA. Elle a décrit plusieurs difficultés rencontrées par les médecins parents, notamment les contraintes horaires, les attentes en termes de disponibilité et certaines limites organisationnelles. Son intervention a ainsi contribué à illustrer les enjeux actuels liés à la conciliation entre parentalité et carrière médicale.

Les échanges avec les autres intervenants et le public , professionnels de santé, étudiants et participants extérieurs,  ont confirmé un constat partagé : malgré une prise de conscience croissante, les mesures concrètes restent insuffisantes. L’écart entre les discours institutionnels et la réalité du terrain persiste.

Ce Café de l’Égalité a néanmoins permis d’ouvrir un espace de discussion interdisciplinaire utile, en croisant expertises et expériences. Une conclusion s’impose : améliorer les conditions de travail des médecins parents n’est pas une question secondaire. C’est un levier direct pour une médecine plus équitable, plus durable et plus cohérente avec les valeurs affichées par les institutions.

Nous avons le privilège d’accueillir la Directrice Médicale Professeure Klara Pósfay-Barbe et le Directeur des Ressources Humaines Monsieur Robert Tanner pour un court échange avec les médecins membres de l’AMIG.

L’assemblée aura lieu le mercredi 18 mars 2026, venez nombreux·ses !

 

 

Nous recherchons des parents prêts à partager leur vécu autour de la parentalité à l’hôpital : grossesse, allaitement, congé parental, retour au travail, organisation du quotidien, difficultés et ressources.

Le témoignage peut être anonyme ou nominatif, selon votre préférence.
Chaque récit compte et peut aider à faire évoluer les pratiques.

N’hésitez pas à nous écrire à l’adresse suivante: temoignage@amig.ch 

Vous pouvez aussi nous contacter directement via nos réseaux sociaux.

En Suisse, après l’obtention du diplôme, les jeunes médecins postulent dans différents hôpitaux, souvent à travers plusieurs institutions, pour accumuler les années de formation et les expériences nécessaires à leur spécialisation. Cela implique souvent des démarches répétées et complexes.

Dans ce contexte exigeant, la Faculté de médecine, appuyée par les HUG, souhaite proposer un outil concret pour soutenir la relève médicale, via un programme de mentorat centré sur l’orientation professionnelle et le développement de carrière; offrant ainsi aux jeunes médecins un accompagnement personnalisé pour réfléchir à leur avenir professionnel, naviguer dans ces choix parfois décisifs, tout en préservant un équilibre de vie.

Pourquoi 

  • recevoir un soutien personnalisé et des conseils pour concilier vie professionnelle et vie personnelle, discuter des relations avec la hiérarchie.
  • bénéficier de formations théoriques pour développer votre carrière : booster votre CV et vos lettres de motivation, guider et planifier vos choix et étapes clés de carrière.

Pour qui 

  • médecins internes HUG de 1ère, 2ème, 3ème année.
  • avec un intérêt pour un mentorat de carrière (non-scientifique).

Votre engagement en tant que mentee 

Les mentor-es  

  • sont identifié-es sur la base du volontariat,
  • sont des médecins HUG/UNIGE (dès le titre de Privat-docent),
  • et issu-es d’un service différent de celui du/de la mentee.

Modalités

  • contrat de partenariat signé par les parties assurant respect de confidentialité, engagements mutuels.
  • 3 rendez-vous minimum par an, d’une heure, entre mentor-e et mentee.
  • durée : 12 à 18 mois.

Inscription des mentees

Documents à fournir par email à maude.ligonnet@unige.ch :

Délais :

  • date limite d’inscription pour les mentees : 31.01.2026
  • sélection des dossiers et appariements mentor-e / mentee : courant février 2026
  • pour un début de mentorat : en mars 2026

 

Volontariat des mentor-es 

écrire à maude.ligonnet@unige.ch