Depuis le mois d’août, et compte tenu de l’allongement des délais de traitement des dossiers par l’ISFM, malgré les engagements pris en faveur d’une réduction significative de ces délais, l’AMIG est en discussion avec la Direction des Ressources Humaines (DRH) des HUG concernant la reconnaissance salariale des médecins en attente de leur titre de formation postgraduée.

Nous avons formulé deux demandes principales :

  • que les médecins ayant terminé leur formation et en attente de la délivrance officielle de leur titre soient rémunérés selon la classe salariale correspondant au titre obtenu, dès la date à laquelle les conditions de formation sont remplies (et non uniquement après réception du diplôme ISFM) ;

  • que cette adaptation soit accordée de manière rétroactive pour les collègues concernés, dont les dossiers subissent parfois des délais d’attente allant jusqu’à une année.

Lors de notre dernière rencontre du 17 octobre, le DRH s’est déclaré favorable à la mise en œuvre d’une adaptation salariale dès obtention de la confirmation de dépôt du titre. En revanche, une application rétroactive n’a pas été acceptée.
Concrètement, le processus institutionnel permettant la mise en œuvre de cette mesure est en cours.

Nous espérons que cette adaptation entrera en vigueur dans les meilleurs délais, et au plus tard au 1er janvier 2026.

L’AMIG salue cette ouverture de la part de la DRH et continuera à suivre de près ce dossier afin que cette avancée importante pour nos collègues devienne une réalité concrète.

À noter que l’AMINE, section neuchâteloise de l’ASMAC, a été pionnière dans la mise en œuvre d’une telle mesure, suivie par la section bâloise de l’ASMAC auprès de l’Hôpital Universitaire de Bâle. Plusieurs autres établissements suisses ont déjà entrepris ou sont actuellement en train d’engager une démarche similaire, marquant une évolution bienvenue chez tous ces médecins victimes d’un dysfonctionnement administratif majeur.

Depuis près d’un an, l’ASMAC alerte la FMH et l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue (ISFM) sur l’allongement préoccupant des délais de traitement des demandes de titre. Ceux-ci atteignent désormais près de douze mois. Les conséquences pour les médecins concernés sont considérables : sans titre de spécialiste, toute progression de carrière est bloquée, et les institutions formatrices peinent à planifier leurs effectifs.

Notre faîtière a régulièrement et avec insistance signalé ces dysfonctionnements, sans qu’aucune amélioration tangible ne soit constatée à ce jour. Malgré les promesses répétées de l’ISFM d’accélérer les procédures, les efforts annoncés n’ont pas produit de résultats visibles.

Face à cette situation intenable, l’ASMAC déposera une nouvelle motion à la Chambre médicale du 6 novembre, à l’attention de la FMH et de l’ISFM. Elle y rappellera ses revendications, déjà exposées dans une lettre ouverte adressée aujourd’hui aux deux institutions.

L’AMIG a activement participé aux discussions ayant conduit à l’élaboration et à l’envoi de cette lettre ouverte, et soutient pleinement la démarche engagée par l’ASMAC au nom de la relève médicale.

Cette lettre est consultable via le lien ci-après : https://vsao.ch/wp-content/uploads/2025/10/20251003_brief_fr_final.pdf

Lors d’une récente rencontre avec le Directeur des Ressources Humaines, Monsieur Robert Tanner, il a été confirmé que les médecins doivent pouvoir déclarer librement toutes leurs heures de travail supplémentaires (HS et HTS).

Il a également validé que toute heure de travail administratif, si elle ne peut pas être réalisée durant le temps contractuel, compte comme une heure de travail. Elle doit donc pouvoir être déclarée et compensée de la même manière que les heures cliniques.

Cette précision met un terme au sujet délicat de la reconnaissance des heures administratives (tenue du dossier, rédaction des entrées, prescriptions), parfois refusées dans la comptabilisation par certains services.

Monsieur Robert Tanner a indiqué qu’une communication officielle serait adressée aux échelons administratifs. Si vous rencontrez la moindre difficulté à déclarer vos heures de travail, qu’elles soient cliniques ou administratives, merci de nous contacter.

Cher·e interne,

Cette nouvelle année d’internat est une étape exigeante mais aussi passionnante. Pour que ton parcours se déroule au mieux, il est essentiel d’être bien accompagné·e et de connaître tes droits.

L’AMIG (Association des Médecins d’Institution de Genève) est là pour t’accompagner et défendre tes intérêts tout au long de ton internat. Elle représente les médecins en formation auprès des institutions et s’engage activement pour améliorer leurs conditions de travail et de formation.

Pourquoi adhérer dès maintenant ?

  • Un soutien concret en cas de difficulté : accès à un accompagnement juridique et administratif en cas de conflit, de pression ou de situation problématique.

  • Une voix collective : en rejoignant l’AMIG, tu participes à faire évoluer les conditions de formation et de travail en partageant ton expérience.

  • Des services utiles : grâce au partenariat avec l’ASMAC, tu bénéficies de conseils, d’assurances et d’avantages pratiques pour ton quotidien professionnel.

Comment s’inscrire ?

L’adhésion se fait en ligne via le site de l’ASMAC. Lors de ton inscription, sélectionne la section Genève (AMIG) :
vsao.ch/fr/adhesion/nous-rejoindre

Reste informé·e

Pour suivre l’actualité, connaître tes droits et découvrir les actions en cours, retrouve l’AMIG également sur Instagram @amig_ge sur Facebook @AMIG et sur Linkdin @AMIG 

Ton internat peut et doit bien se passer. Mets toutes les chances de ton côté : rejoins l’AMIG dès maintenant.

Dans le quotidien des médecins, jongler entre consultations, urgences, tâches administratives et obligations personnelles est d’usage. Face à cette charge de travail intense, optimiser sa gestion du temps devient essentiel pour réduire le stress et améliorer son efficacité.  C’est pourquoi l‘asmac propose une série de webinaires, conçu spécialement pour les médecins assistant.e.s et chef.fe.s de clinique, afin de leur donner des outils concrets et immédiatement applicables à la pratique.

Cette formation mire à mieux structurer son temps, d’identifier les principaux «voleurs de temps» et d’optimiser son organisation grâce à des méthodes simples et efficaces. Elle aide à réduire le stress lié à la surcharge de travail et offre l’occasion d’échanger avec des collègues et de bénéficier de conseils concrets.

Le programme comporte deux sessions :

Jour 1 – Jeudi 30 octobre 2025, de 19h00 à 21h00
  • Apprendre à prioriser efficacement avec la Matrice d’Eisenhower
  • Identifier et gérer les voleurs de temps dans votre quotidien médical
  • Stratégies concrètes pour limiter les interruptions et gagner en efficacité
 Jour 2 – Jeudi 6 novembre 2025, de 19h00 à 21h00
  • Introduction à la méthode Getting Things Done (GTD) pour une meilleure organisation
  • Techniques pour gérer le stress lié à la surcharge de travail
  • Intégration d’un équilibre durable entre efficacité et bien-être professionnel

 

Coûts : pour les membres asmac CHF 85.00, sinon CHF 235.00. Nous rejoindre 

À noter : si vous êtes membre de l’AMIG, vous êtes automatiquement membre de l’ASMAC.

Le nombre de participants est limité à 30 personnes. L’inscription est valable pour les deux webinaires. Ces ateliers sont organisés en cooperation avec CEP, une fondation d’utilité publique spécialisée dans la formation pour les institutions publiques et semi-publiques, et se dérouleront en français. Si vous ne pouvez pas participer à un webinaire, veuillez nous en informer lors de votre inscription.

 

lien pour s’inscrire aux Webinaires

 

Lors de l’Assemblée générale du 17 mars 2025, les membres de l’AMIG ont voté à l’unanimité une modification des cotisations annuelles, applicable à partir du 1er janvier 2026.

Cette adaptation a pour but de réaligner nos cotisations sur celles d’autres sections cantonales, tout en tenant compte de l’évolution des coûts. Les montants n’avaient pas changé depuis plus de 15 ans.

💰 Nouvelles cotisations à partir de 2026 :

  • Membre actif : 220 CHF
  • Membre passif : 180 CHF

Les étudiants membres de l’AEMG continuent à bénéficier de la gratuité, à condition de faire une demande officielle. Cela leur permet d’être couverts juridiquement si besoin.

Par ailleurs, une exonération partielle ou totale de cotisation peut être sollicitée auprès de l’ASMAC en cas de situation difficile.


👉 Si vous avez des questions ou si vous êtes concerné·e par une situation particulière, contactez-nous dès maintenant.

Madame, Monsieur,

 

Nous avons récemment été informés de la tenue d’une présentation que vous avez effectuée auprès de plusieurs de nos collègues médecins en gynécologie, présentation dont le contenu, ainsi que les circonstances, ont suscité chez nous à la fois une certaine surprise et, disons-le, un réel étonnement.

Ne vous méprenez-pas, nous accueillons agréablement le fait que vous veniez sur le terrain expliquer les réformes de santé que vous défendez à l’OCS.

Toutefois, nous regrettons sincèrement de ne pas avoir été informés en amont de cet événement. En tant qu’association représentant ces mêmes collègues à qui vous vous êtes adressés et désormais officiellement reconnue selon le projet de loi adopté par le Grand Conseil comme interlocuteur légitime, notre présence aurait – nous en sommes convaincus – apporté un éclairage complémentaire et constructif. Nous ne doutons pas que cet oubli soit fortuit, bien que récurrent.

Par ailleurs, nous avons pris connaissance des éléments présentés et ne pouvons que relever, une fois de plus, l’insistance avec laquelle vous affirmez que limiter quasiment toutes les spécialités serait dicté par une obligation relevant du niveau fédéral. Cette interprétation, que nous avons déjà eu l’occasion de contester à de multiples reprises avec des arguments juridiques défendus par notre avocat de section et prouvés par le fait que plusieurs autres cantons l’ont à présent fait, continue manifestement de circuler malgré nos échanges passés. Nous nous interrogeons sur l’intérêt de maintenir une telle lecture inexacte, sinon pour en éviter le débat de fond. Nous préférerions que vous admettiez qu’il s’agit de la volonté politique genevoise, mise en avant par le Magistrat précédent et maintenue par l’actuel Magistrat en charge. En particulier pour la Gynécologie, tant l’AMGE que l’AMIG rappellent qu’il s’agit d’une discipline de premier recours qui ne devrait pas être restreinte. Or, vous refusez de reconnaître la gynécologie comme une spécialité de premier recours au motif qu’aucune définition légale n’existe, alors même que la médecine interne générale et la pédiatrie ont, elles, bénéficié de cette reconnaissance et de l’exemption correspondante.

Il est également regrettable – mais peut-être cela relève-t-il d’une constante – que notre association n’ait pas été d’emblée mentionnée durant votre intervention, contrairement à l’AMGE par exemple. Une omission qui, à force d’être répétée, ressemble de moins en moins à une coïncidence. Le signal ainsi envoyé à nos membres est particulièrement préoccupant : celui d’un refus persistant de reconnaître notre rôle en tant que partenaire social à part entière.

En particulier, nous avons été frappés par la teneur des réponses apportées aux préoccupations exprimées lors de cette présentation. Il nous a été rapporté que vous avez renvoyé ces doléances vers « le représentant de l’AMIG siégeant en commission quadripartite ». Or, il se trouve que ces mêmes remarques, relayées depuis des mois (si ce n’est années) avec constance par ce représentant et d’autres membres de la Ǫuadripartite, n’ont donné lieu à aucun changement concret, ni à la moindre prise en compte sérieuse si ce n’est de virtuellement ignorer les praticiens ≥70 ans.

De plus, concernant les remarques légitimes sur les effets de la clause du besoin sur les médecins en formation, nous notons que votre réponse est souvent de rappeler que vous ne traitez que de la mise en œuvre, et non de la planification de la réforme. Cette distinction, bien que compréhensible d’un point de vue institutionnel, ne doit pas empêcher un retour de terrain éclairé sur la manière dont cette réforme est vécue au quotidien.

Nous tenons d’ailleurs à rappeler, avec clarté, que nous partageons l’objectif de fond de la clause du besoin et la nécessité de maîtriser les coûts de la santé au mieux. En revanche, nous avons toujours exprimé des réserves sur la rapidité de son déploiement ainsi que sur l’absence de prise en compte d’une grande partie de nos propositions d’ajustement, pourtant formulées à plusieurs reprises. À titre d’exemple, le projet REFORMER (que nous soutenons pleinement quant à son intention) connait une avancée très modeste et son suivi reste à priori optionnel alors qu’il nous semble bien plus essentiel à la réussite de cette transition que d’autres dispositifs rendus obligatoires avec une célérité injustifiable. Nous profitons de ce courrier pour saluer d’ailleurs la clairvoyance du canton de Vaud, qui ne se précipite pas dans une limitation excessive, franche et irréfléchie, quand bien même les centres urbains vaudois comme Lausanne semblent montrer des taux de couverture similaires à Genève. Cette différence d’interprétation entre 2 cantons voisins est surprenante.

En espérant que ces quelques éléments vous permettront de mieux comprendre le malaise croissant parmi les professionnels que nous représentons, nous restons naturellement à votre disposition pour tout échange constructif.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

 

Le comité de l’AMIG

Un outil au service de nos droits et de l’amélioration de nos conditions de travail

Après plusieurs mois de travail collaboratif, l’Association des Médecins d’Institutions de Genève (AMIG) a le plaisir d’annoncer la publication de son Cahier de revendications 2025.
Ce document a été élaboré au sein d’un groupe de travail du comité, enrichi par les retours de terrain de nos membres, et validé lors de l’Assemblée Générale du 17 mars 2025.

Ce cahier dresse un état des lieux des principales préoccupations des médecins en formation, et formule des revendications concrètes dans les domaines suivants :

  • Conditions de travail
  • Rémunération et reconnaissance
  • Formation postgraduée
  • Respect du droit du travail et des temps de repos
  • Gouvernance institutionnelle

Notre objectif est clair : disposer d’un outil structuré pour dialoguer avec nos interlocuteurs institutionnels, tout en renforçant la transparence et la mobilisation autour des réalités vécues par nos collègues.

👉 Télécharger et lire le Cahier de revendications (PDF)

Cahier de revendications de l'AMIG

Nous remercions chaleureusement toutes les personnes ayant contribué à ce travail essentiel. Vos retours, votre énergie et votre engagement rendent ces avancées possibles.

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Contactez-nous dès maintenant via notre page de contact – chaque voix compte !

Ensemble, faisons entendre nos revendications. 💪