Un message officiel vient d’être adressé à l’ensemble des chefs de service et des planificateurs. Objectif : mettre fin aux pratiques hétérogènes concernant la déclaration et la reconnaissance du temps de travail supplémentaire.

Suite à des échanges avec les partenaires sociaux, dont l’AMIG, la direction médicale et la direction des ressources humaines constatent une réalité claire : selon les services, les règles ne sont pas appliquées de manière uniforme. Cette situation n’est plus tolérée.

La position institutionnelle est désormais explicite. La déclaration des heures supplémentaires (HS/HTS) est pleinement soutenue par la direction. Elle n’est pas optionnelle. Elle constitue un levier central de reconnaissance du travail, d’équité entre collaborateurs et de qualité de vie au travail.

Plusieurs principes sont rappelés, sans ambiguïté :

  • Aucune distinction selon le type d’activité : qu’il s’agisse de tâches cliniques ou administratives, les heures doivent être reconnues.
  • Aucune discrimination liée à l’expérience : le niveau de formation ou d’ancienneté ne justifie en aucun cas la non-reconnaissance des heures effectuées.
  • Délai de déclaration élargi : les heures peuvent être saisies jusqu’à la validation RH du mois suivant.
  • Piquet travaillé = temps compté : toute intervention est comptabilisée dès la première minute effective.
  • Validation au plus proche du terrain : la hiérarchie directe est responsable de la validation, sous supervision du chef de service.
  • Transparence obligatoire : chaque collaborateur doit avoir accès à un suivi clair et à jour de ses heures.

La direction demande explicitement que ces règles soient diffusées et appliquées dans tous les services. Elle annonce également une vigilance accrue quant à leur mise en œuvre.

Le message est simple : les heures travaillées doivent être reconnues, partout et pour tous. Toute autre pratique s’écarte désormais de la ligne institutionnelle.

À l’occasion du Café de l’Égalité organisé aux Hôpitaux universitaires de Genève, Céline Dehavay et Romain Bonnet ont représenté l’AMIG en prenant la parole sur le thème de la parentalité en milieu hospitalier.

Cet événement, inscrit dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, s’inscrivait dans une réflexion plus large sur les liens étroits entre santé au travail et égalité. Les discussions ont mis en évidence une réalité simple : certaines contraintes biologiques et sociales, en particulier liées à la parentalité,  restent insuffisamment reconnues dans l’organisation du travail médical et dans les politiques institutionnelles.

L’intervention de la Dre Céline Dehavay, intitulée « Parentalité et carrière médicale : retours de terrain », a apporté un éclairage concret basé sur son expérience au sein de la consultation CASAA. Elle a décrit plusieurs difficultés rencontrées par les médecins parents, notamment les contraintes horaires, les attentes en termes de disponibilité et certaines limites organisationnelles. Son intervention a ainsi contribué à illustrer les enjeux actuels liés à la conciliation entre parentalité et carrière médicale.

Les échanges avec les autres intervenants et le public , professionnels de santé, étudiants et participants extérieurs,  ont confirmé un constat partagé : malgré une prise de conscience croissante, les mesures concrètes restent insuffisantes. L’écart entre les discours institutionnels et la réalité du terrain persiste.

Ce Café de l’Égalité a néanmoins permis d’ouvrir un espace de discussion interdisciplinaire utile, en croisant expertises et expériences. Une conclusion s’impose : améliorer les conditions de travail des médecins parents n’est pas une question secondaire. C’est un levier direct pour une médecine plus équitable, plus durable et plus cohérente avec les valeurs affichées par les institutions.

Nous avons le privilège d’accueillir la Directrice Médicale Professeure Klara Pósfay-Barbe et le Directeur des Ressources Humaines Monsieur Robert Tanner pour un court échange avec les médecins membres de l’AMIG.

L’assemblée aura lieu le mercredi 18 mars 2026, venez nombreux·ses !

 

 

Nous recherchons des parents prêts à partager leur vécu autour de la parentalité à l’hôpital : grossesse, allaitement, congé parental, retour au travail, organisation du quotidien, difficultés et ressources.

Le témoignage peut être anonyme ou nominatif, selon votre préférence.
Chaque récit compte et peut aider à faire évoluer les pratiques.

N’hésitez pas à nous écrire à l’adresse suivante: temoignage@amig.ch 

Vous pouvez aussi nous contacter directement via nos réseaux sociaux.

En Suisse, après l’obtention du diplôme, les jeunes médecins postulent dans différents hôpitaux, souvent à travers plusieurs institutions, pour accumuler les années de formation et les expériences nécessaires à leur spécialisation. Cela implique souvent des démarches répétées et complexes.

Dans ce contexte exigeant, la Faculté de médecine, appuyée par les HUG, souhaite proposer un outil concret pour soutenir la relève médicale, via un programme de mentorat centré sur l’orientation professionnelle et le développement de carrière; offrant ainsi aux jeunes médecins un accompagnement personnalisé pour réfléchir à leur avenir professionnel, naviguer dans ces choix parfois décisifs, tout en préservant un équilibre de vie.

Pourquoi 

  • recevoir un soutien personnalisé et des conseils pour concilier vie professionnelle et vie personnelle, discuter des relations avec la hiérarchie.
  • bénéficier de formations théoriques pour développer votre carrière : booster votre CV et vos lettres de motivation, guider et planifier vos choix et étapes clés de carrière.

Pour qui 

  • médecins internes HUG de 1ère, 2ème, 3ème année.
  • avec un intérêt pour un mentorat de carrière (non-scientifique).

Votre engagement en tant que mentee 

Les mentor-es  

  • sont identifié-es sur la base du volontariat,
  • sont des médecins HUG/UNIGE (dès le titre de Privat-docent),
  • et issu-es d’un service différent de celui du/de la mentee.

Modalités

  • contrat de partenariat signé par les parties assurant respect de confidentialité, engagements mutuels.
  • 3 rendez-vous minimum par an, d’une heure, entre mentor-e et mentee.
  • durée : 12 à 18 mois.

Inscription des mentees

Documents à fournir par email à maude.ligonnet@unige.ch :

Délais :

  • date limite d’inscription pour les mentees : 31.01.2026
  • sélection des dossiers et appariements mentor-e / mentee : courant février 2026
  • pour un début de mentorat : en mars 2026

 

Volontariat des mentor-es 

écrire à maude.ligonnet@unige.ch

À la suite de nos récentes rencontres avec la Direction des HUG, une mesure transitoire a été acceptée pour les chef·fe·s de clinique en attente de l’obtention de leur titre ISFM.

Entrée en vigueur : 1er janvier 2026

Ce qui change

Les chef·fe·s de clinique pourront bénéficier, dès la présentation de la preuve de dépôt de leur demande de titre ISFM de l’adaptation du salaire (classe 24), du droit aux vacances et de la durée contractuelle, conformément au statut de chef·fe de clinique avec titre, appliqué à titre transitoire.

Conditions et limites

  • En cas de refus ultérieur du titre par l’ISFM, les montants perçus indûment devront être remboursés.

  • Aucune rétroactivité ne sera appliquée : malgré notre demande, les HUG n’accordent pas de compensation pour la période antérieure à l’entrée en vigueur de la mesure.

Recommandation

Si vous êtes concerné·e, contactez sans délai votre RH en joignant la preuve de dépôt de votre demande de titre ISFM, afin de garantir l’application de ces dispositions dès le 01.01.2026.

Nous sommes intervenus auprès des nouveaux internes pour présenter l’AMIG et nos actions. Vous pouvez suivre nos actualités qui abordent fréquemment des sujets de droit du travail (temps de travail, gardes, contrats, conditions,).

Rejoignez-nous dès maintenant pour rester informés et défendre vos intérêts dès le début de votre parcours. Nous vous souhaitons à toutes et à tous une excellente année d’internat !

Depuis le mois d’août, et compte tenu de l’allongement des délais de traitement des dossiers par l’ISFM, malgré les engagements pris en faveur d’une réduction significative de ces délais, l’AMIG est en discussion avec la Direction des Ressources Humaines (DRH) des HUG concernant la reconnaissance salariale des médecins en attente de leur titre de formation postgraduée.

Nous avons formulé deux demandes principales :

  • que les médecins ayant terminé leur formation et en attente de la délivrance officielle de leur titre soient rémunérés selon la classe salariale correspondant au titre obtenu, dès la date à laquelle les conditions de formation sont remplies (et non uniquement après réception du diplôme ISFM) ;

  • que cette adaptation soit accordée de manière rétroactive pour les collègues concernés, dont les dossiers subissent parfois des délais d’attente allant jusqu’à une année.

Lors de notre dernière rencontre du 17 octobre, le DRH s’est déclaré favorable à la mise en œuvre d’une adaptation salariale dès obtention de la confirmation de dépôt du titre. En revanche, une application rétroactive n’a pas été acceptée.
Concrètement, le processus institutionnel permettant la mise en œuvre de cette mesure est en cours.

Nous espérons que cette adaptation entrera en vigueur dans les meilleurs délais, et au plus tard au 1er janvier 2026.

L’AMIG salue cette ouverture de la part de la DRH et continuera à suivre de près ce dossier afin que cette avancée importante pour nos collègues devienne une réalité concrète.

À noter que l’AMINE, section neuchâteloise de l’ASMAC, a été pionnière dans la mise en œuvre d’une telle mesure, suivie par la section bâloise de l’ASMAC auprès de l’Hôpital Universitaire de Bâle. Plusieurs autres établissements suisses ont déjà entrepris ou sont actuellement en train d’engager une démarche similaire, marquant une évolution bienvenue chez tous ces médecins victimes d’un dysfonctionnement administratif majeur.

Lors d’une récente rencontre avec le Directeur des Ressources Humaines, Monsieur Robert Tanner, il a été confirmé que les médecins doivent pouvoir déclarer librement toutes leurs heures de travail supplémentaires (HS et HTS).

Il a également validé que toute heure de travail administratif, si elle ne peut pas être réalisée durant le temps contractuel, compte comme une heure de travail. Elle doit donc pouvoir être déclarée et compensée de la même manière que les heures cliniques.

Cette précision met un terme au sujet délicat de la reconnaissance des heures administratives (tenue du dossier, rédaction des entrées, prescriptions), parfois refusées dans la comptabilisation par certains services.

Monsieur Robert Tanner a indiqué qu’une communication officielle serait adressée aux échelons administratifs. Si vous rencontrez la moindre difficulté à déclarer vos heures de travail, qu’elles soient cliniques ou administratives, merci de nous contacter.