Une situation devenue critique
Depuis de nombreux mois, nous sommes mobilisés sur la problématique des retards importants dans la délivrance des titres de spécialiste par l’ISFM. Les délais de traitement se sont progressivement allongés pour atteindre près de douze mois d’attente pour de nombreux collègues pourtant arrivés au terme de toutes les exigences de formation postgraduée. Cette situation entraîne des conséquences professionnelles, financières et personnelles parfois majeures. Elle affecte directement l’accès aux postes de cadre, l’évolution salariale, la reconnaissance contractuelle du statut professionnel et, dans certains cas, la stabilité même des projets de carrière.
Cet article vise à fournir un résumé de la situation actuelle, en proposant un rappel de la chronologie et une clarification des possibilités juridiques
Chronologie des principales démarches de l’ASMAC, notre faîtière
24 janvier 2025
L’ASMAC adresse une lettre à la direction de l’ISFM afin de demander que l’octroi des titres soit prioritaire, que des ressources suffisantes soient dédiées au traitement des dossiers et que la communication auprès des médecins requérants soit améliorée.
16 avril 2025
Une nouvelle lettre urgente est transmise à la présidence et à la direction de l’ISFM, dénonçant le manque de transparence persistant et exigeant la création de postes supplémentaires pour le traitement des demandes ainsi qu’un engagement clair en faveur d’une réforme des processus.
30 avril 2025 – Assemblée des délégués de la FMH
L’ASMAC porte officiellement la problématique devant les instances nationales. Une motion est adoptée demandant davantage de transparence de la part de l’ISFM et la publication régulière d’un rapport structuré concernant l’état d’avancement de l’octroi des titres.
5 juin 2025 – Chambre médicale de la FMH
L’ASMAC soumet plusieurs propositions concrètes visant à ramener les délais à un maximum de 90 jours et à concentrer les ressources de l’ISFM prioritairement sur l’octroi des titres. Ces propositions sont acceptées à une large majorité.
Été 2025
Malgré les décisions prises, la situation ne s’améliore pas de manière tangible. Plusieurs centaines de demandes restent en souffrance et les signalements de médecins concernés se multiplient. Les démarches d’alerte sont intensifiées, y compris sur le plan médiatique.
3 octobre 2025
À la suite de discussions coordonnées entre l’ASMAV et l’AMIG, et face à la persistance de l’inaction institutionnelle, l’ASMAC décide d’adresser une nouvelle lettre ouverte à la FMH et à l’ISFM, adoptant un ton plus direct et ferme. Le courrier dénonce l’allongement des délais désormais proches de douze mois et exige une reconnaissance formelle de la crise, une communication transparente, l’exonération des émoluments pour les médecins en attente de leur titre depuis plus de 90 jours ainsi que la mise en place de mesures de soutien financier.
6 novembre 2025 – La Chambre médicale de la FMH adopte la proposition de l’ASMAC
Un compromis issu des démarches de l’ASMAC est adopté. La FMH s’engage à renforcer son soutien à l’ISFM afin d’accélérer le traitement des dossiers, améliorer la communication et recommande l’octroi d’une réduction de 50 % des émoluments pour les médecins dont l’attente de titre dépasse six mois (cliquez ici pour accéder au communiqué de presse de la FMH). Le choix de ne pas porter la revendication initiale (disparition de l’émolument pour tout médecin attendant plus de 3 mois) est justifié par la pressions des autres groupes de la chambre médicale qui n’auraient pas accepté cette proposition. De sorte, un compromis politique a été nécessaire.
20 novembre 2025 – Le Comité directeur de l’ISFM valide la proposition de l’ASMAC
Le comité de l’ISFM valide à l’unanimité la mise en œuvre concrète de cette réduction et publie une communication officielle accompagnée d’une foire aux questions à destination des médecins concernés.
- Vous trouverez les informations communiquées par l’ISFM à cet effet en cliquant ici.
- Et sur ce lien, la FAQ de l’ISFM sur la problématique de retards des titres.
Une réponse institutionnelle que nous jugeons comme insuffisante
Si la réduction des émoluments constitue un premier signal adressé aux collègues concernés, elle reste, à nos yeux, largement insuffisante au regard du préjudice réellement subi et ne répond en rien aux enjeux structurels à l’origine de cette crise.
Nous considérons que l’octroi d’une simple réduction de 50 % de l’émolument pour les médecins attendant leur titre depuis plus de six mois est profondément inacceptable. Cette mesure apparaît comme une forme de déni à l’égard d’une jeune génération qui paie un prix professionnel et personnel élevé pour les dysfonctionnements persistants d’une institution qui, dans ce dossier, agit de facto comme un acteur monopolistique sans être véritablement inquiétée.
L’AMIG continue dès lors de défendre sans compromis les revendications formulées dans la lettre ouverte adressée à la FMH et à l’ISFM, à savoir :
-
Réduction des délais et transparence : La FMH mobilise les ressources nécessaires pour ramener les délais de délivrance des titres ISFM à 90 jours maximum et exige une communication plus claire et transparente envers les personnes concernées et le public.
-
Exonération des frais de titre : L’ISFM renonce aux frais de 4’000 CHF pour toutes les personnes dont la demande dépasse 90 jours, le manque à gagner étant couvert par la FMH si nécessaire.
-
Aides et compensations financières : La FMH met à disposition des soutiens financiers, notamment via un fonds dédié, afin de compenser les pertes liées aux retards et d’aider les personnes concernées dans leur développement professionnel
Cependant, et pour rappel, notre section locale ne possède aucun pouvoir décisionnel dans cette problématique d’ordre nationale, dont la gestion revient à notre faîtière, l’ASMAC. (Pour en apprendre d’avantage : https://amig.ch/2025/10/12/retards-isfm-ce-que-lamig-peut-et-ne-peut-pas-faire/)
Clarification sur les possibilités d’action juridique
Sur le plan juridique, de nombreuses interrogations subsistent quant à la possibilité d’engager des démarches individuelles en réparation du préjudice subi.En tant qu’association professionnelle, l’ASMAC ne dispose pas de la légitimité juridique pour intenter elle-même une action en justice contre l’ISFM au nom de ses membres. De plus, l’assurance de protection juridique liée à l’adhésion à l’ASMAC couvre exclusivement les litiges relevant du droit du travail et ne prend pas en charge les procédures civiles ou en responsabilité visant un organisme tiers tel que l’ISFM. Par ailleurs, en raison de conflits d’intérêts institutionnels, l’ASMAC étant représentée dans certains organes, les juristes des sections ne peuvent pas conduire d’actions judiciaires contre ces mêmes institutions. Enfin, l’état-major de crise et le comité directeur de l’ASMAC estiment qu’une multiplication de démarches contentieuses individuelles ne permettrait pas d’accélérer de manière tangible le traitement des dossiers ni de résoudre structurellement la crise actuelle des titres.
Accompagnement juridique proposé aux membres
Pour autant, notre engagement aux côtés de nos membres demeure entier. Un avis de droit particulièrement complet a été élaboré par notre avocat-conseil afin de clarifier les bases juridiques, les éventuelles voies de recours individuelles et leurs perspectives réalistes. Cet avocat peut se tenir directement à disposition des membres de l’AMIG concernés pour une consultation gratuite d’une durée maximale de deux heures, afin d’évaluer leur situation personnelle et les options envisageables. Si une procédure devait ensuite être engagée, les collègues pourront être orientés vers un cabinet d’avocats spécialisé susceptible d’assurer le suivi du dossier, aux frais de la personne concernée ou dans le cadre de sa propre assurance de protection juridique privée.
ARMS : création d’une association visant à engager spécifiquement des actions juridiques individuelles
Nous souhaitons également informer nos membres de la création récente de l’Association Relève Médicale Suisse, une structure indépendante qui s’est constituée spécifiquement pour proposer un accompagnement juridique dans ce type de situation, y compris la possibilité de démarches groupées ou coordonnées. Compte tenu de nos limites organisationnelles et assécurologiques actuelles, nous ne sommes pas en mesure de porter de telles actions à l’interne. Les membres souhaitant entreprendre une démarche judiciaire active peuvent donc se tourner vers cette association afin d’obtenir des informations détaillées sur les modalités proposées, les coûts et les stratégies envisagées.
Poursuite de l’engagement syndical
Nous continuerons à nous engager politiquement et institutionnellement afin que cette problématique soit reconnue à sa juste mesure au niveau fédéral et qu’une solution durable soit mise en place pour éviter que de tels retards ne se reproduisent à l’avenir. La défense de conditions de formation postgraduée équitables, fiables et respectueuses du travail accompli demeure au cœur de notre action syndicale. Nous ne manquerons pas de tenir nos membres informés de toute évolution significative de ce dossier.
Retards de délivrance des titres ISFM – point de situation et perspectives
Une situation devenue critique
Depuis de nombreux mois, nous sommes mobilisés sur la problématique des retards importants dans la délivrance des titres de spécialiste par l’ISFM. Les délais de traitement se sont progressivement allongés pour atteindre près de douze mois d’attente pour de nombreux collègues pourtant arrivés au terme de toutes les exigences de formation postgraduée. Cette situation entraîne des conséquences professionnelles, financières et personnelles parfois majeures. Elle affecte directement l’accès aux postes de cadre, l’évolution salariale, la reconnaissance contractuelle du statut professionnel et, dans certains cas, la stabilité même des projets de carrière.
Cet article vise à fournir un résumé de la situation actuelle, en proposant un rappel de la chronologie et une clarification des possibilités juridiques
Chronologie des principales démarches de l’ASMAC, notre faîtière
24 janvier 2025
L’ASMAC adresse une lettre à la direction de l’ISFM afin de demander que l’octroi des titres soit prioritaire, que des ressources suffisantes soient dédiées au traitement des dossiers et que la communication auprès des médecins requérants soit améliorée.
16 avril 2025
Une nouvelle lettre urgente est transmise à la présidence et à la direction de l’ISFM, dénonçant le manque de transparence persistant et exigeant la création de postes supplémentaires pour le traitement des demandes ainsi qu’un engagement clair en faveur d’une réforme des processus.
30 avril 2025 – Assemblée des délégués de la FMH
L’ASMAC porte officiellement la problématique devant les instances nationales. Une motion est adoptée demandant davantage de transparence de la part de l’ISFM et la publication régulière d’un rapport structuré concernant l’état d’avancement de l’octroi des titres.
5 juin 2025 – Chambre médicale de la FMH
L’ASMAC soumet plusieurs propositions concrètes visant à ramener les délais à un maximum de 90 jours et à concentrer les ressources de l’ISFM prioritairement sur l’octroi des titres. Ces propositions sont acceptées à une large majorité.
Été 2025
Malgré les décisions prises, la situation ne s’améliore pas de manière tangible. Plusieurs centaines de demandes restent en souffrance et les signalements de médecins concernés se multiplient. Les démarches d’alerte sont intensifiées, y compris sur le plan médiatique.
3 octobre 2025
À la suite de discussions coordonnées entre l’ASMAV et l’AMIG, et face à la persistance de l’inaction institutionnelle, l’ASMAC décide d’adresser une nouvelle lettre ouverte à la FMH et à l’ISFM, adoptant un ton plus direct et ferme. Le courrier dénonce l’allongement des délais désormais proches de douze mois et exige une reconnaissance formelle de la crise, une communication transparente, l’exonération des émoluments pour les médecins en attente de leur titre depuis plus de 90 jours ainsi que la mise en place de mesures de soutien financier.
6 novembre 2025 – La Chambre médicale de la FMH adopte la proposition de l’ASMAC
Un compromis issu des démarches de l’ASMAC est adopté. La FMH s’engage à renforcer son soutien à l’ISFM afin d’accélérer le traitement des dossiers, améliorer la communication et recommande l’octroi d’une réduction de 50 % des émoluments pour les médecins dont l’attente de titre dépasse six mois (cliquez ici pour accéder au communiqué de presse de la FMH). Le choix de ne pas porter la revendication initiale (disparition de l’émolument pour tout médecin attendant plus de 3 mois) est justifié par la pressions des autres groupes de la chambre médicale qui n’auraient pas accepté cette proposition. De sorte, un compromis politique a été nécessaire.
20 novembre 2025 – Le Comité directeur de l’ISFM valide la proposition de l’ASMAC
Le comité de l’ISFM valide à l’unanimité la mise en œuvre concrète de cette réduction et publie une communication officielle accompagnée d’une foire aux questions à destination des médecins concernés.
Une réponse institutionnelle que nous jugeons comme insuffisante
Si la réduction des émoluments constitue un premier signal adressé aux collègues concernés, elle reste, à nos yeux, largement insuffisante au regard du préjudice réellement subi et ne répond en rien aux enjeux structurels à l’origine de cette crise.
Nous considérons que l’octroi d’une simple réduction de 50 % de l’émolument pour les médecins attendant leur titre depuis plus de six mois est profondément inacceptable. Cette mesure apparaît comme une forme de déni à l’égard d’une jeune génération qui paie un prix professionnel et personnel élevé pour les dysfonctionnements persistants d’une institution qui, dans ce dossier, agit de facto comme un acteur monopolistique sans être véritablement inquiétée.
L’AMIG continue dès lors de défendre sans compromis les revendications formulées dans la lettre ouverte adressée à la FMH et à l’ISFM, à savoir :
Réduction des délais et transparence : La FMH mobilise les ressources nécessaires pour ramener les délais de délivrance des titres ISFM à 90 jours maximum et exige une communication plus claire et transparente envers les personnes concernées et le public.
Exonération des frais de titre : L’ISFM renonce aux frais de 4’000 CHF pour toutes les personnes dont la demande dépasse 90 jours, le manque à gagner étant couvert par la FMH si nécessaire.
Aides et compensations financières : La FMH met à disposition des soutiens financiers, notamment via un fonds dédié, afin de compenser les pertes liées aux retards et d’aider les personnes concernées dans leur développement professionnel
Cependant, et pour rappel, notre section locale ne possède aucun pouvoir décisionnel dans cette problématique d’ordre nationale, dont la gestion revient à notre faîtière, l’ASMAC. (Pour en apprendre d’avantage : https://amig.ch/2025/10/12/retards-isfm-ce-que-lamig-peut-et-ne-peut-pas-faire/)
Clarification sur les possibilités d’action juridique
Sur le plan juridique, de nombreuses interrogations subsistent quant à la possibilité d’engager des démarches individuelles en réparation du préjudice subi.En tant qu’association professionnelle, l’ASMAC ne dispose pas de la légitimité juridique pour intenter elle-même une action en justice contre l’ISFM au nom de ses membres. De plus, l’assurance de protection juridique liée à l’adhésion à l’ASMAC couvre exclusivement les litiges relevant du droit du travail et ne prend pas en charge les procédures civiles ou en responsabilité visant un organisme tiers tel que l’ISFM. Par ailleurs, en raison de conflits d’intérêts institutionnels, l’ASMAC étant représentée dans certains organes, les juristes des sections ne peuvent pas conduire d’actions judiciaires contre ces mêmes institutions. Enfin, l’état-major de crise et le comité directeur de l’ASMAC estiment qu’une multiplication de démarches contentieuses individuelles ne permettrait pas d’accélérer de manière tangible le traitement des dossiers ni de résoudre structurellement la crise actuelle des titres.
Accompagnement juridique proposé aux membres
Pour autant, notre engagement aux côtés de nos membres demeure entier. Un avis de droit particulièrement complet a été élaboré par notre avocat-conseil afin de clarifier les bases juridiques, les éventuelles voies de recours individuelles et leurs perspectives réalistes. Cet avocat peut se tenir directement à disposition des membres de l’AMIG concernés pour une consultation gratuite d’une durée maximale de deux heures, afin d’évaluer leur situation personnelle et les options envisageables. Si une procédure devait ensuite être engagée, les collègues pourront être orientés vers un cabinet d’avocats spécialisé susceptible d’assurer le suivi du dossier, aux frais de la personne concernée ou dans le cadre de sa propre assurance de protection juridique privée.
ARMS : création d’une association visant à engager spécifiquement des actions juridiques individuelles
Nous souhaitons également informer nos membres de la création récente de l’Association Relève Médicale Suisse, une structure indépendante qui s’est constituée spécifiquement pour proposer un accompagnement juridique dans ce type de situation, y compris la possibilité de démarches groupées ou coordonnées. Compte tenu de nos limites organisationnelles et assécurologiques actuelles, nous ne sommes pas en mesure de porter de telles actions à l’interne. Les membres souhaitant entreprendre une démarche judiciaire active peuvent donc se tourner vers cette association afin d’obtenir des informations détaillées sur les modalités proposées, les coûts et les stratégies envisagées.
Poursuite de l’engagement syndical
Nous continuerons à nous engager politiquement et institutionnellement afin que cette problématique soit reconnue à sa juste mesure au niveau fédéral et qu’une solution durable soit mise en place pour éviter que de tels retards ne se reproduisent à l’avenir. La défense de conditions de formation postgraduée équitables, fiables et respectueuses du travail accompli demeure au cœur de notre action syndicale. Nous ne manquerons pas de tenir nos membres informés de toute évolution significative de ce dossier.
Réduction de 50 % des émoluments pour l’octroi des titres ISFM
Face à des délais d’attente prolongés pour l’obtention des titres de spécialiste, l’ISFM a été obligée de concéder une réduction des frais. Cette décision marque un signe de reconnaissance envers les personnes concernées et s’accompagne d’un plan d’accélération des procédures, mais reste en dessous de nos revendications initiales.
Contexte et justification
L’ISFM indique qu’environ 2 500 dossiers de demandes de titres de spécialiste sont actuellement en attente, avec des temps de traitement variant entre sept et douze mois selon la complétude des dossiers.
Cette situation a suscité mécontentement et préoccupation parmi les médecins concernés.
En réponse à cette surcharge et sur recommandation de la FMH, suite à la Chambre médicale du 06 novembre, l’ISFM a décidé de mesures concrètes pour alléger le fardeau et accélérer les procédures.
Présentation de la mesure
Autres actions et perspectives
Pourquoi c’est important pour vous
Pour les médecins en formation ou en attente de titre :
Accord obtenu avec les HUG pour les chef·fe·s de clinique en attente de leur titre ISFM
À la suite de nos récentes rencontres avec la Direction des HUG, une mesure transitoire a été acceptée pour les chef·fe·s de clinique en attente de l’obtention de leur titre ISFM.
Entrée en vigueur : 1er janvier 2026
Ce qui change
Les chef·fe·s de clinique pourront bénéficier, dès la présentation de la preuve de dépôt de leur demande de titre ISFM de l’adaptation du salaire (classe 24), du droit aux vacances et de la durée contractuelle, conformément au statut de chef·fe de clinique avec titre, appliqué à titre transitoire.
Conditions et limites
En cas de refus ultérieur du titre par l’ISFM, les montants perçus indûment devront être remboursés.
Aucune rétroactivité ne sera appliquée : malgré notre demande, les HUG n’accordent pas de compensation pour la période antérieure à l’entrée en vigueur de la mesure.
Recommandation
Si vous êtes concerné·e, contactez sans délai votre RH en joignant la preuve de dépôt de votre demande de titre ISFM, afin de garantir l’application de ces dispositions dès le 01.01.2026.
Bienvenue aux nouveaux internes !
Nous sommes intervenus auprès des nouveaux internes pour présenter l’AMIG et nos actions. Vous pouvez suivre nos actualités qui abordent fréquemment des sujets de droit du travail (temps de travail, gardes, contrats, conditions,).
Rejoignez-nous dès maintenant pour rester informés et défendre vos intérêts dès le début de votre parcours. Nous vous souhaitons à toutes et à tous une excellente année d’internat !
Exigence d’une rencontre avec la Présidente de la FMH
Les paroles sont finies: on exige des actions et une considération de la souffrance de milliers de collègues.
Depuis les demandes d’amélioration exigées à la chambre médicale de juin dernier, nous avons laissé à l’ISFM le temps de changer les choses ; la situation s’est pourtant aggravée avec des délais d’attente passés de 6-7 mois à actuellement au moins 12 mois, ce qui est inacceptable. Sous notre impulsion notamment, une visio-conférence a été organisée par la FMH et son organe l’ISFM ce 20.10.2025. Cette séance est restée très loin d’apporter des solutions concrètes, ou, au minimum, une reconnaissance des conséquences importantes engendrées par cette situation aux médecins en formation. Nous en sommes sortis, comme la grande majorité des médecins qui y ont assisté, perplexes pour ne pas dire scandalisés. Il est désormais temps que la FMH assume pleinement sa responsabilité face aux dysfonctionnements persistants de l’ISFM. Régler les problèmes de délai sans rien faire d’autre était l’étape initialement légitime; il faut maintenant passer à la vitesse supérieure, en plus évidemment que de ramener ces délais à un niveau raisonnable aussi vite que possible.
Dans ce contexte, nous avons interpellé directement et publiquement la Présidente de la FMH, Mme Yvonne Gilli, afin d’expliciter une dernière fois la situation actuelle dont les conséquences de terrain semblent échapper aux hautes sphères de notre faîtière médicale. Cette démarche a été soutenue et co-signée par l’ASMAC ainsi que nos collègues de l’ASMAV. Nous exigeons une rencontre rapide avec la Présidente de la FMH pour obtenir une liste des mesures prises, leurs effets attendus, le tout s’inscrivant dans un calendrier clair et jalonné de points d’étapes que nous suivrons attentivement. Comme le réclame nombre de nos membres et collègues à raison : il est temps de passer enfin des paroles aux actions et briser le statu quo qui a fait son temps. Il s’agit d’une situation de crise qui implique des réactions fortes de la part des instances dirigeantes. Si cette réunion ne parvient pas à nous rassurer de la compétence de la FMH à gérer cette crise dans un délai raisonnable, nous nous verrons moralement contraints de recourir à des mesures plus drastiques, y compris jusqu’à une interpellation des autorités de surveillance face à des indices clairs d’une FMH dépassée par les événements et dont la capacité à accomplir son mandat public semble s’amenuir de jour en jour. Comme précisé dans cette lettre, nous restons toutefois convaincu que cette voie n’est pas celle à suivre et que tous les médecins bénéficient d’une FMH forte qui sait reconnaître ses tords et apprendre de ses erreurs passées.
voir le pdf de la lettre ouverte
Adaptation salariale aux HUG pour les médecins en attente de leur titre ISFM : un accord en vue avec la DRH
Depuis le mois d’août, et compte tenu de l’allongement des délais de traitement des dossiers par l’ISFM, malgré les engagements pris en faveur d’une réduction significative de ces délais, l’AMIG est en discussion avec la Direction des Ressources Humaines (DRH) des HUG concernant la reconnaissance salariale des médecins en attente de leur titre de formation postgraduée.
Nous avons formulé deux demandes principales :
que les médecins ayant terminé leur formation et en attente de la délivrance officielle de leur titre soient rémunérés selon la classe salariale correspondant au titre obtenu, dès la date à laquelle les conditions de formation sont remplies (et non uniquement après réception du diplôme ISFM) ;
que cette adaptation soit accordée de manière rétroactive pour les collègues concernés, dont les dossiers subissent parfois des délais d’attente allant jusqu’à une année.
Lors de notre dernière rencontre du 17 octobre, le DRH s’est déclaré favorable à la mise en œuvre d’une adaptation salariale dès obtention de la confirmation de dépôt du titre. En revanche, une application rétroactive n’a pas été acceptée.
Concrètement, le processus institutionnel permettant la mise en œuvre de cette mesure est en cours.
Nous espérons que cette adaptation entrera en vigueur dans les meilleurs délais, et au plus tard au 1er janvier 2026.
L’AMIG salue cette ouverture de la part de la DRH et continuera à suivre de près ce dossier afin que cette avancée importante pour nos collègues devienne une réalité concrète.
À noter que l’AMINE, section neuchâteloise de l’ASMAC, a été pionnière dans la mise en œuvre d’une telle mesure, suivie par la section bâloise de l’ASMAC auprès de l’Hôpital Universitaire de Bâle. Plusieurs autres établissements suisses ont déjà entrepris ou sont actuellement en train d’engager une démarche similaire, marquant une évolution bienvenue chez tous ces médecins victimes d’un dysfonctionnement administratif majeur.
Retards ISFM : ce que l’AMIG peut et ne peut pas faire
Lettre ouverte à la FMH et à l’ISFM : Soutien urgent aux médecins-assistant.e.s concerné.e.s
Depuis près d’un an, l’ASMAC alerte la FMH et l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue (ISFM) sur l’allongement préoccupant des délais de traitement des demandes de titre. Ceux-ci atteignent désormais près de douze mois. Les conséquences pour les médecins concernés sont considérables : sans titre de spécialiste, toute progression de carrière est bloquée, et les institutions formatrices peinent à planifier leurs effectifs.
Notre faîtière a régulièrement et avec insistance signalé ces dysfonctionnements, sans qu’aucune amélioration tangible ne soit constatée à ce jour. Malgré les promesses répétées de l’ISFM d’accélérer les procédures, les efforts annoncés n’ont pas produit de résultats visibles.
Face à cette situation intenable, l’ASMAC déposera une nouvelle motion à la Chambre médicale du 6 novembre, à l’attention de la FMH et de l’ISFM. Elle y rappellera ses revendications, déjà exposées dans une lettre ouverte adressée aujourd’hui aux deux institutions.
L’AMIG a activement participé aux discussions ayant conduit à l’élaboration et à l’envoi de cette lettre ouverte, et soutient pleinement la démarche engagée par l’ASMAC au nom de la relève médicale.
Cette lettre est consultable via le lien ci-après : https://vsao.ch/wp-content/uploads/2025/10/20251003_brief_fr_final.pdf
Toute heure de travail compte et doit être déclarée librement et sans entraves
Lors d’une récente rencontre avec le Directeur des Ressources Humaines, Monsieur Robert Tanner, il a été confirmé que les médecins doivent pouvoir déclarer librement toutes leurs heures de travail supplémentaires (HS et HTS).
Il a également validé que toute heure de travail administratif, si elle ne peut pas être réalisée durant le temps contractuel, compte comme une heure de travail. Elle doit donc pouvoir être déclarée et compensée de la même manière que les heures cliniques.
Cette précision met un terme au sujet délicat de la reconnaissance des heures administratives (tenue du dossier, rédaction des entrées, prescriptions), parfois refusées dans la comptabilisation par certains services.
Monsieur Robert Tanner a indiqué qu’une communication officielle serait adressée aux échelons administratifs. Si vous rencontrez la moindre difficulté à déclarer vos heures de travail, qu’elles soient cliniques ou administratives, merci de nous contacter.
Inscris-toi à l’AMIG pour ta nouvelle année d’internat
Cher·e interne,
Cette nouvelle année d’internat est une étape exigeante mais aussi passionnante. Pour que ton parcours se déroule au mieux, il est essentiel d’être bien accompagné·e et de connaître tes droits.
L’AMIG (Association des Médecins d’Institution de Genève) est là pour t’accompagner et défendre tes intérêts tout au long de ton internat. Elle représente les médecins en formation auprès des institutions et s’engage activement pour améliorer leurs conditions de travail et de formation.
Pourquoi adhérer dès maintenant ?
Un soutien concret en cas de difficulté : accès à un accompagnement juridique et administratif en cas de conflit, de pression ou de situation problématique.
Une voix collective : en rejoignant l’AMIG, tu participes à faire évoluer les conditions de formation et de travail en partageant ton expérience.
Des services utiles : grâce au partenariat avec l’ASMAC, tu bénéficies de conseils, d’assurances et d’avantages pratiques pour ton quotidien professionnel.
Comment s’inscrire ?
L’adhésion se fait en ligne via le site de l’ASMAC. Lors de ton inscription, sélectionne la section Genève (AMIG) :
vsao.ch/fr/adhesion/nous-rejoindre
Reste informé·e
Pour suivre l’actualité, connaître tes droits et découvrir les actions en cours, retrouve l’AMIG également sur Instagram @amig_ge sur Facebook @AMIG et sur Linkdin @AMIG
Ton internat peut et doit bien se passer. Mets toutes les chances de ton côté : rejoins l’AMIG dès maintenant.