Une situation devenue critique
Depuis de nombreux mois, nous sommes mobilisés sur la problématique des retards importants dans la délivrance des titres de spécialiste par l’ISFM. Les délais de traitement se sont progressivement allongés pour atteindre près de douze mois d’attente pour de nombreux collègues pourtant arrivés au terme de toutes les exigences de formation postgraduée. Cette situation entraîne des conséquences professionnelles, financières et personnelles parfois majeures. Elle affecte directement l’accès aux postes de cadre, l’évolution salariale, la reconnaissance contractuelle du statut professionnel et, dans certains cas, la stabilité même des projets de carrière.
Cet article vise à fournir un résumé de la situation actuelle, en proposant un rappel de la chronologie et une clarification des possibilités juridiques
Chronologie des principales démarches de l’ASMAC, notre faîtière
24 janvier 2025
L’ASMAC adresse une lettre à la direction de l’ISFM afin de demander que l’octroi des titres soit prioritaire, que des ressources suffisantes soient dédiées au traitement des dossiers et que la communication auprès des médecins requérants soit améliorée.
16 avril 2025
Une nouvelle lettre urgente est transmise à la présidence et à la direction de l’ISFM, dénonçant le manque de transparence persistant et exigeant la création de postes supplémentaires pour le traitement des demandes ainsi qu’un engagement clair en faveur d’une réforme des processus.
30 avril 2025 – Assemblée des délégués de la FMH
L’ASMAC porte officiellement la problématique devant les instances nationales. Une motion est adoptée demandant davantage de transparence de la part de l’ISFM et la publication régulière d’un rapport structuré concernant l’état d’avancement de l’octroi des titres.
5 juin 2025 – Chambre médicale de la FMH
L’ASMAC soumet plusieurs propositions concrètes visant à ramener les délais à un maximum de 90 jours et à concentrer les ressources de l’ISFM prioritairement sur l’octroi des titres. Ces propositions sont acceptées à une large majorité.
Été 2025
Malgré les décisions prises, la situation ne s’améliore pas de manière tangible. Plusieurs centaines de demandes restent en souffrance et les signalements de médecins concernés se multiplient. Les démarches d’alerte sont intensifiées, y compris sur le plan médiatique.
3 octobre 2025
À la suite de discussions coordonnées entre l’ASMAV et l’AMIG, et face à la persistance de l’inaction institutionnelle, l’ASMAC décide d’adresser une nouvelle lettre ouverte à la FMH et à l’ISFM, adoptant un ton plus direct et ferme. Le courrier dénonce l’allongement des délais désormais proches de douze mois et exige une reconnaissance formelle de la crise, une communication transparente, l’exonération des émoluments pour les médecins en attente de leur titre depuis plus de 90 jours ainsi que la mise en place de mesures de soutien financier.
6 novembre 2025 – La Chambre médicale de la FMH adopte la proposition de l’ASMAC
Un compromis issu des démarches de l’ASMAC est adopté. La FMH s’engage à renforcer son soutien à l’ISFM afin d’accélérer le traitement des dossiers, améliorer la communication et recommande l’octroi d’une réduction de 50 % des émoluments pour les médecins dont l’attente de titre dépasse six mois (cliquez ici pour accéder au communiqué de presse de la FMH). Le choix de ne pas porter la revendication initiale (disparition de l’émolument pour tout médecin attendant plus de 3 mois) est justifié par la pressions des autres groupes de la chambre médicale qui n’auraient pas accepté cette proposition. De sorte, un compromis politique a été nécessaire.
20 novembre 2025 – Le Comité directeur de l’ISFM valide la proposition de l’ASMAC
Le comité de l’ISFM valide à l’unanimité la mise en œuvre concrète de cette réduction et publie une communication officielle accompagnée d’une foire aux questions à destination des médecins concernés.
- Vous trouverez les informations communiquées par l’ISFM à cet effet en cliquant ici.
- Et sur ce lien, la FAQ de l’ISFM sur la problématique de retards des titres.
Une réponse institutionnelle que nous jugeons comme insuffisante
Si la réduction des émoluments constitue un premier signal adressé aux collègues concernés, elle reste, à nos yeux, largement insuffisante au regard du préjudice réellement subi et ne répond en rien aux enjeux structurels à l’origine de cette crise.
Nous considérons que l’octroi d’une simple réduction de 50 % de l’émolument pour les médecins attendant leur titre depuis plus de six mois est profondément inacceptable. Cette mesure apparaît comme une forme de déni à l’égard d’une jeune génération qui paie un prix professionnel et personnel élevé pour les dysfonctionnements persistants d’une institution qui, dans ce dossier, agit de facto comme un acteur monopolistique sans être véritablement inquiétée.
L’AMIG continue dès lors de défendre sans compromis les revendications formulées dans la lettre ouverte adressée à la FMH et à l’ISFM, à savoir :
-
Réduction des délais et transparence : La FMH mobilise les ressources nécessaires pour ramener les délais de délivrance des titres ISFM à 90 jours maximum et exige une communication plus claire et transparente envers les personnes concernées et le public.
-
Exonération des frais de titre : L’ISFM renonce aux frais de 4’000 CHF pour toutes les personnes dont la demande dépasse 90 jours, le manque à gagner étant couvert par la FMH si nécessaire.
-
Aides et compensations financières : La FMH met à disposition des soutiens financiers, notamment via un fonds dédié, afin de compenser les pertes liées aux retards et d’aider les personnes concernées dans leur développement professionnel
Cependant, et pour rappel, notre section locale ne possède aucun pouvoir décisionnel dans cette problématique d’ordre nationale, dont la gestion revient à notre faîtière, l’ASMAC. (Pour en apprendre d’avantage : https://amig.ch/2025/10/12/retards-isfm-ce-que-lamig-peut-et-ne-peut-pas-faire/)
Clarification sur les possibilités d’action juridique
Sur le plan juridique, de nombreuses interrogations subsistent quant à la possibilité d’engager des démarches individuelles en réparation du préjudice subi.En tant qu’association professionnelle, l’ASMAC ne dispose pas de la légitimité juridique pour intenter elle-même une action en justice contre l’ISFM au nom de ses membres. De plus, l’assurance de protection juridique liée à l’adhésion à l’ASMAC couvre exclusivement les litiges relevant du droit du travail et ne prend pas en charge les procédures civiles ou en responsabilité visant un organisme tiers tel que l’ISFM. Par ailleurs, en raison de conflits d’intérêts institutionnels, l’ASMAC étant représentée dans certains organes, les juristes des sections ne peuvent pas conduire d’actions judiciaires contre ces mêmes institutions. Enfin, l’état-major de crise et le comité directeur de l’ASMAC estiment qu’une multiplication de démarches contentieuses individuelles ne permettrait pas d’accélérer de manière tangible le traitement des dossiers ni de résoudre structurellement la crise actuelle des titres.
Accompagnement juridique proposé aux membres
Pour autant, notre engagement aux côtés de nos membres demeure entier. Un avis de droit particulièrement complet a été élaboré par notre avocat-conseil afin de clarifier les bases juridiques, les éventuelles voies de recours individuelles et leurs perspectives réalistes. Cet avocat peut se tenir directement à disposition des membres de l’AMIG concernés pour une consultation gratuite d’une durée maximale de deux heures, afin d’évaluer leur situation personnelle et les options envisageables. Si une procédure devait ensuite être engagée, les collègues pourront être orientés vers un cabinet d’avocats spécialisé susceptible d’assurer le suivi du dossier, aux frais de la personne concernée ou dans le cadre de sa propre assurance de protection juridique privée.
ARMS : création d’une association visant à engager spécifiquement des actions juridiques individuelles
Nous souhaitons également informer nos membres de la création récente de l’Association Relève Médicale Suisse, une structure indépendante qui s’est constituée spécifiquement pour proposer un accompagnement juridique dans ce type de situation, y compris la possibilité de démarches groupées ou coordonnées. Compte tenu de nos limites organisationnelles et assécurologiques actuelles, nous ne sommes pas en mesure de porter de telles actions à l’interne. Les membres souhaitant entreprendre une démarche judiciaire active peuvent donc se tourner vers cette association afin d’obtenir des informations détaillées sur les modalités proposées, les coûts et les stratégies envisagées.
Poursuite de l’engagement syndical
Nous continuerons à nous engager politiquement et institutionnellement afin que cette problématique soit reconnue à sa juste mesure au niveau fédéral et qu’une solution durable soit mise en place pour éviter que de tels retards ne se reproduisent à l’avenir. La défense de conditions de formation postgraduée équitables, fiables et respectueuses du travail accompli demeure au cœur de notre action syndicale. Nous ne manquerons pas de tenir nos membres informés de toute évolution significative de ce dossier.
Parentalité aux HUG
Nous recherchons des parents prêts à partager leur vécu autour de la parentalité à l’hôpital : grossesse, allaitement, congé parental, retour au travail, organisation du quotidien, difficultés et ressources.
Le témoignage peut être anonyme ou nominatif, selon votre préférence.
Chaque récit compte et peut aider à faire évoluer les pratiques.
N’hésitez pas à nous écrire à l’adresse suivante: temoignage@amig.ch
Vous pouvez aussi nous contacter directement via nos réseaux sociaux.
Mentorat de carrière en médecine
En Suisse, après l’obtention du diplôme, les jeunes médecins postulent dans différents hôpitaux, souvent à travers plusieurs institutions, pour accumuler les années de formation et les expériences nécessaires à leur spécialisation. Cela implique souvent des démarches répétées et complexes.
Dans ce contexte exigeant, la Faculté de médecine, appuyée par les HUG, souhaite proposer un outil concret pour soutenir la relève médicale, via un programme de mentorat centré sur l’orientation professionnelle et le développement de carrière; offrant ainsi aux jeunes médecins un accompagnement personnalisé pour réfléchir à leur avenir professionnel, naviguer dans ces choix parfois décisifs, tout en préservant un équilibre de vie.
Pourquoi
Pour qui
Votre engagement en tant que mentee
Les mentor-es
Modalités
Inscription des mentees
Documents à fournir par email à maude.ligonnet@unige.ch :
Délais :
Volontariat des mentor-es
écrire à maude.ligonnet@unige.ch
Un médecin-genevois pour décider de la stratégie de l’ASMAC
Lors de sa séance du 16 décembre, le Comité directeur de l’ASMAC a élu les membres du groupe restreint chargé d’élaborer la nouvelle stratégie de l’ASMAC à partir de 2026.
La première mission de ce groupe consistera à analyser de manière critique le processus stratégique actuel et à formuler une nouvelle proposition à l’intention du Comité central lors de sa séance de printemps.
L’AMIG a le plaisir de vous informer que le Dr Matthieu Laurencet, membre de l’association, médecin interne en quatrième année de formation en anesthésie aux HUG, fait partie de ce groupe stratégique appelé à définir les orientations futures de notre faîtière.
Sa présence au sein d’une délégation majoritairement suisse alémanique revêt une importance particulière afin d’assurer une représentation romande et de faire entendre nos spécificités ainsi que la diversité des points de vue.
Retard d’installation sur Genève en raison de la clause du besoin : contactez-nous !
Vous avez un projet d’installation en cabinet, mais ce dernier est mis en pause en raison de l’application de la clause du besoin à votre spécialité ? La liste d’attente semble ne pas se réduire, voire augmente , et vous n’avez toujours pas été contacté par l’Office Cantonal de la Santé ?
Nous vous invitons à nous contacter à l’adresse : temoignage@amig.ch.
Retards de titre ISFM : Appel à témoignage
Nous sommes à la recherche de personnes concernées par les retards de traitement de l’ISFM pour l’obtention du titre de spécialité, qui seraient disposées à témoignez de façon anonyme ou non anonyme.
N’hésitez pas à nous écrire à l’adresse suivante: temoignage@amig.ch
Vous pouvez aussi nous contacter directement via nos réseaux sociaux.
Retards de délivrance des titres ISFM – point de situation et perspectives
Une situation devenue critique
Depuis de nombreux mois, nous sommes mobilisés sur la problématique des retards importants dans la délivrance des titres de spécialiste par l’ISFM. Les délais de traitement se sont progressivement allongés pour atteindre près de douze mois d’attente pour de nombreux collègues pourtant arrivés au terme de toutes les exigences de formation postgraduée. Cette situation entraîne des conséquences professionnelles, financières et personnelles parfois majeures. Elle affecte directement l’accès aux postes de cadre, l’évolution salariale, la reconnaissance contractuelle du statut professionnel et, dans certains cas, la stabilité même des projets de carrière.
Cet article vise à fournir un résumé de la situation actuelle, en proposant un rappel de la chronologie et une clarification des possibilités juridiques
Chronologie des principales démarches de l’ASMAC, notre faîtière
24 janvier 2025
L’ASMAC adresse une lettre à la direction de l’ISFM afin de demander que l’octroi des titres soit prioritaire, que des ressources suffisantes soient dédiées au traitement des dossiers et que la communication auprès des médecins requérants soit améliorée.
16 avril 2025
Une nouvelle lettre urgente est transmise à la présidence et à la direction de l’ISFM, dénonçant le manque de transparence persistant et exigeant la création de postes supplémentaires pour le traitement des demandes ainsi qu’un engagement clair en faveur d’une réforme des processus.
30 avril 2025 – Assemblée des délégués de la FMH
L’ASMAC porte officiellement la problématique devant les instances nationales. Une motion est adoptée demandant davantage de transparence de la part de l’ISFM et la publication régulière d’un rapport structuré concernant l’état d’avancement de l’octroi des titres.
5 juin 2025 – Chambre médicale de la FMH
L’ASMAC soumet plusieurs propositions concrètes visant à ramener les délais à un maximum de 90 jours et à concentrer les ressources de l’ISFM prioritairement sur l’octroi des titres. Ces propositions sont acceptées à une large majorité.
Été 2025
Malgré les décisions prises, la situation ne s’améliore pas de manière tangible. Plusieurs centaines de demandes restent en souffrance et les signalements de médecins concernés se multiplient. Les démarches d’alerte sont intensifiées, y compris sur le plan médiatique.
3 octobre 2025
À la suite de discussions coordonnées entre l’ASMAV et l’AMIG, et face à la persistance de l’inaction institutionnelle, l’ASMAC décide d’adresser une nouvelle lettre ouverte à la FMH et à l’ISFM, adoptant un ton plus direct et ferme. Le courrier dénonce l’allongement des délais désormais proches de douze mois et exige une reconnaissance formelle de la crise, une communication transparente, l’exonération des émoluments pour les médecins en attente de leur titre depuis plus de 90 jours ainsi que la mise en place de mesures de soutien financier.
6 novembre 2025 – La Chambre médicale de la FMH adopte la proposition de l’ASMAC
Un compromis issu des démarches de l’ASMAC est adopté. La FMH s’engage à renforcer son soutien à l’ISFM afin d’accélérer le traitement des dossiers, améliorer la communication et recommande l’octroi d’une réduction de 50 % des émoluments pour les médecins dont l’attente de titre dépasse six mois (cliquez ici pour accéder au communiqué de presse de la FMH). Le choix de ne pas porter la revendication initiale (disparition de l’émolument pour tout médecin attendant plus de 3 mois) est justifié par la pressions des autres groupes de la chambre médicale qui n’auraient pas accepté cette proposition. De sorte, un compromis politique a été nécessaire.
20 novembre 2025 – Le Comité directeur de l’ISFM valide la proposition de l’ASMAC
Le comité de l’ISFM valide à l’unanimité la mise en œuvre concrète de cette réduction et publie une communication officielle accompagnée d’une foire aux questions à destination des médecins concernés.
Une réponse institutionnelle que nous jugeons comme insuffisante
Si la réduction des émoluments constitue un premier signal adressé aux collègues concernés, elle reste, à nos yeux, largement insuffisante au regard du préjudice réellement subi et ne répond en rien aux enjeux structurels à l’origine de cette crise.
Nous considérons que l’octroi d’une simple réduction de 50 % de l’émolument pour les médecins attendant leur titre depuis plus de six mois est profondément inacceptable. Cette mesure apparaît comme une forme de déni à l’égard d’une jeune génération qui paie un prix professionnel et personnel élevé pour les dysfonctionnements persistants d’une institution qui, dans ce dossier, agit de facto comme un acteur monopolistique sans être véritablement inquiétée.
L’AMIG continue dès lors de défendre sans compromis les revendications formulées dans la lettre ouverte adressée à la FMH et à l’ISFM, à savoir :
Réduction des délais et transparence : La FMH mobilise les ressources nécessaires pour ramener les délais de délivrance des titres ISFM à 90 jours maximum et exige une communication plus claire et transparente envers les personnes concernées et le public.
Exonération des frais de titre : L’ISFM renonce aux frais de 4’000 CHF pour toutes les personnes dont la demande dépasse 90 jours, le manque à gagner étant couvert par la FMH si nécessaire.
Aides et compensations financières : La FMH met à disposition des soutiens financiers, notamment via un fonds dédié, afin de compenser les pertes liées aux retards et d’aider les personnes concernées dans leur développement professionnel
Cependant, et pour rappel, notre section locale ne possède aucun pouvoir décisionnel dans cette problématique d’ordre nationale, dont la gestion revient à notre faîtière, l’ASMAC. (Pour en apprendre d’avantage : https://amig.ch/2025/10/12/retards-isfm-ce-que-lamig-peut-et-ne-peut-pas-faire/)
Clarification sur les possibilités d’action juridique
Sur le plan juridique, de nombreuses interrogations subsistent quant à la possibilité d’engager des démarches individuelles en réparation du préjudice subi.En tant qu’association professionnelle, l’ASMAC ne dispose pas de la légitimité juridique pour intenter elle-même une action en justice contre l’ISFM au nom de ses membres. De plus, l’assurance de protection juridique liée à l’adhésion à l’ASMAC couvre exclusivement les litiges relevant du droit du travail et ne prend pas en charge les procédures civiles ou en responsabilité visant un organisme tiers tel que l’ISFM. Par ailleurs, en raison de conflits d’intérêts institutionnels, l’ASMAC étant représentée dans certains organes, les juristes des sections ne peuvent pas conduire d’actions judiciaires contre ces mêmes institutions. Enfin, l’état-major de crise et le comité directeur de l’ASMAC estiment qu’une multiplication de démarches contentieuses individuelles ne permettrait pas d’accélérer de manière tangible le traitement des dossiers ni de résoudre structurellement la crise actuelle des titres.
Accompagnement juridique proposé aux membres
Pour autant, notre engagement aux côtés de nos membres demeure entier. Un avis de droit particulièrement complet a été élaboré par notre avocat-conseil afin de clarifier les bases juridiques, les éventuelles voies de recours individuelles et leurs perspectives réalistes. Cet avocat peut se tenir directement à disposition des membres de l’AMIG concernés pour une consultation gratuite d’une durée maximale de deux heures, afin d’évaluer leur situation personnelle et les options envisageables. Si une procédure devait ensuite être engagée, les collègues pourront être orientés vers un cabinet d’avocats spécialisé susceptible d’assurer le suivi du dossier, aux frais de la personne concernée ou dans le cadre de sa propre assurance de protection juridique privée.
ARMS : création d’une association visant à engager spécifiquement des actions juridiques individuelles
Nous souhaitons également informer nos membres de la création récente de l’Association Relève Médicale Suisse, une structure indépendante qui s’est constituée spécifiquement pour proposer un accompagnement juridique dans ce type de situation, y compris la possibilité de démarches groupées ou coordonnées. Compte tenu de nos limites organisationnelles et assécurologiques actuelles, nous ne sommes pas en mesure de porter de telles actions à l’interne. Les membres souhaitant entreprendre une démarche judiciaire active peuvent donc se tourner vers cette association afin d’obtenir des informations détaillées sur les modalités proposées, les coûts et les stratégies envisagées.
Poursuite de l’engagement syndical
Nous continuerons à nous engager politiquement et institutionnellement afin que cette problématique soit reconnue à sa juste mesure au niveau fédéral et qu’une solution durable soit mise en place pour éviter que de tels retards ne se reproduisent à l’avenir. La défense de conditions de formation postgraduée équitables, fiables et respectueuses du travail accompli demeure au cœur de notre action syndicale. Nous ne manquerons pas de tenir nos membres informés de toute évolution significative de ce dossier.
Réduction de 50 % des émoluments pour l’octroi des titres ISFM
Face à des délais d’attente prolongés pour l’obtention des titres de spécialiste, l’ISFM a été obligée de concéder une réduction des frais. Cette décision marque un signe de reconnaissance envers les personnes concernées et s’accompagne d’un plan d’accélération des procédures, mais reste en dessous de nos revendications initiales.
Contexte et justification
L’ISFM indique qu’environ 2 500 dossiers de demandes de titres de spécialiste sont actuellement en attente, avec des temps de traitement variant entre sept et douze mois selon la complétude des dossiers.
Cette situation a suscité mécontentement et préoccupation parmi les médecins concernés.
En réponse à cette surcharge et sur recommandation de la FMH, suite à la Chambre médicale du 06 novembre, l’ISFM a décidé de mesures concrètes pour alléger le fardeau et accélérer les procédures.
Présentation de la mesure
Autres actions et perspectives
Pourquoi c’est important pour vous
Pour les médecins en formation ou en attente de titre :
Accord obtenu avec les HUG pour les chef·fe·s de clinique en attente de leur titre ISFM
À la suite de nos récentes rencontres avec la Direction des HUG, une mesure transitoire a été acceptée pour les chef·fe·s de clinique en attente de l’obtention de leur titre ISFM.
Entrée en vigueur : 1er janvier 2026
Ce qui change
Les chef·fe·s de clinique pourront bénéficier, dès la présentation de la preuve de dépôt de leur demande de titre ISFM de l’adaptation du salaire (classe 24), du droit aux vacances et de la durée contractuelle, conformément au statut de chef·fe de clinique avec titre, appliqué à titre transitoire.
Conditions et limites
En cas de refus ultérieur du titre par l’ISFM, les montants perçus indûment devront être remboursés.
Aucune rétroactivité ne sera appliquée : malgré notre demande, les HUG n’accordent pas de compensation pour la période antérieure à l’entrée en vigueur de la mesure.
Recommandation
Si vous êtes concerné·e, contactez sans délai votre RH en joignant la preuve de dépôt de votre demande de titre ISFM, afin de garantir l’application de ces dispositions dès le 01.01.2026.
Bienvenue aux nouveaux internes !
Nous sommes intervenus auprès des nouveaux internes pour présenter l’AMIG et nos actions. Vous pouvez suivre nos actualités qui abordent fréquemment des sujets de droit du travail (temps de travail, gardes, contrats, conditions,).
Rejoignez-nous dès maintenant pour rester informés et défendre vos intérêts dès le début de votre parcours. Nous vous souhaitons à toutes et à tous une excellente année d’internat !
Exigence d’une rencontre avec la Présidente de la FMH
Les paroles sont finies: on exige des actions et une considération de la souffrance de milliers de collègues.
Depuis les demandes d’amélioration exigées à la chambre médicale de juin dernier, nous avons laissé à l’ISFM le temps de changer les choses ; la situation s’est pourtant aggravée avec des délais d’attente passés de 6-7 mois à actuellement au moins 12 mois, ce qui est inacceptable. Sous notre impulsion notamment, une visio-conférence a été organisée par la FMH et son organe l’ISFM ce 20.10.2025. Cette séance est restée très loin d’apporter des solutions concrètes, ou, au minimum, une reconnaissance des conséquences importantes engendrées par cette situation aux médecins en formation. Nous en sommes sortis, comme la grande majorité des médecins qui y ont assisté, perplexes pour ne pas dire scandalisés. Il est désormais temps que la FMH assume pleinement sa responsabilité face aux dysfonctionnements persistants de l’ISFM. Régler les problèmes de délai sans rien faire d’autre était l’étape initialement légitime; il faut maintenant passer à la vitesse supérieure, en plus évidemment que de ramener ces délais à un niveau raisonnable aussi vite que possible.
Dans ce contexte, nous avons interpellé directement et publiquement la Présidente de la FMH, Mme Yvonne Gilli, afin d’expliciter une dernière fois la situation actuelle dont les conséquences de terrain semblent échapper aux hautes sphères de notre faîtière médicale. Cette démarche a été soutenue et co-signée par l’ASMAC ainsi que nos collègues de l’ASMAV. Nous exigeons une rencontre rapide avec la Présidente de la FMH pour obtenir une liste des mesures prises, leurs effets attendus, le tout s’inscrivant dans un calendrier clair et jalonné de points d’étapes que nous suivrons attentivement. Comme le réclame nombre de nos membres et collègues à raison : il est temps de passer enfin des paroles aux actions et briser le statu quo qui a fait son temps. Il s’agit d’une situation de crise qui implique des réactions fortes de la part des instances dirigeantes. Si cette réunion ne parvient pas à nous rassurer de la compétence de la FMH à gérer cette crise dans un délai raisonnable, nous nous verrons moralement contraints de recourir à des mesures plus drastiques, y compris jusqu’à une interpellation des autorités de surveillance face à des indices clairs d’une FMH dépassée par les événements et dont la capacité à accomplir son mandat public semble s’amenuir de jour en jour. Comme précisé dans cette lettre, nous restons toutefois convaincu que cette voie n’est pas celle à suivre et que tous les médecins bénéficient d’une FMH forte qui sait reconnaître ses tords et apprendre de ses erreurs passées.
voir le pdf de la lettre ouverte